<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296</id><updated>2012-02-05T09:01:00.064-08:00</updated><title type='text'>Le cadavre exquis culturel</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>27</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-3031682948483138024</id><published>2012-02-05T09:01:00.000-08:00</published><updated>2012-02-05T09:01:00.125-08:00</updated><title type='text'>Textopolis #2</title><content type='html'>-C’est ce que j’aime dans cette ville.&lt;br /&gt;-Quoi? Qu’elle soit en mauvais état et que rien ne marche?&lt;br /&gt;-Non. Qu’elle nourrisse ces rêves ridicules, qu’elle essaie sans arrêt de se réinventer, d’être la ville de demain, avant de changer d’avis sur ce que doit être l’avenir. J’aime ces petits aperçus des rêves d’hier, des anciennes utopies. Je trouve que si on se débarrasse de tout ça, même si c’est encombrant ou que ça semble naïf, on perd quelque chose d’essentiel par rapport à l’esprit du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine O’Flynn&lt;br /&gt;San Francisco&lt;br /&gt;Editions Jacqueline Chambon, mars 2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-3031682948483138024?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/3031682948483138024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=3031682948483138024' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/3031682948483138024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/3031682948483138024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2012/02/textopolis-2.html' title='Textopolis #2'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-3437567367871545474</id><published>2012-01-26T08:56:00.000-08:00</published><updated>2012-01-26T08:56:00.495-08:00</updated><title type='text'>Textopolis #1</title><content type='html'>Nouvelle catégorie de billets : de courts extraits de mes lectures, pour la beauté du style ou des idées ! &lt;br /&gt;Aujourd'hui les toutes premières lignes de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La conquête de Plassans&lt;/span&gt;, d'Emile Zola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désirée battit des mains. C’était une enfant de quatorze ans, forte pour son âge, et qui avait un rire de petite fille de cinq ans. &lt;br /&gt;-Maman, maman ! cria-t-elle, vois ma poupée !&lt;br /&gt;Elle avait pris à sa mère un chiffon, dont elle travaillait depuis un quart d’heure à faire une poupée, en le roulant et en l’étranglant par un bout, à l’aide d’un brin de fil. Marthe leva les yeux du bas qu’elle raccommodait avec des délicatesses de broderie. Elle sourit à Désirée.&lt;br /&gt;-C’est un poupon, ça! dit-elle. Tiens, fais une poupée. Tu sais, il faut qu’elle ait une jupe, comme une dame.&lt;br /&gt;Elle lui donna une rognure d’indienne qu’elle trouva dans sa table à  ouvrage;puis elle se remit à son bas, soigneusement. Elles étaient toutes deux assises, à un bout de l’étroite terrasse, la fille sur un tabouret, aux pieds de la mère. Le soleil couchant, un soleil de septembre, chaud encore, les baignait d’une lumière tranquille; tandis que, devant elles, le jardin, déjà dans une ombre grise, s’endormait. Pas un bruit, au dehors, ne montait de ce coin désert de la ville.&lt;br /&gt;Cependant, elles travaillèrent dix grandes minutes en silence. Désirée se donnait une peine infinie pour faire une jupe à sa poupée. Par moments, Marthe levait la tête, regardait l’infant avec une tendresse un peu triste. Comme elle la voyait très embarrassée : &lt;br /&gt;-Attends, reprit-elle; je vais lui mettre les bras, moi.&lt;br /&gt;Elle prenait la poupée, lorsque deux grands garçons de dix-sept et dix-huit ans descendirent le perron. Ils vinrent embrasser Marthe.&lt;br /&gt;-Ne nous gronde pas, maman, dit gaiement Octave. C’est moi qui ai mené Serge à la musique… Il y avait un monde, sur le cours Sauvaire !&lt;br /&gt;-Je vous ai crus retenus au collège, murmura la mère; sans cela j’aurais été bien inquiète.&lt;br /&gt;Mais Désirée, sans plus songer à la poupée, s’était jetée au cou de Serge, en lui criant:&lt;br /&gt;-J’ai un oiseau qui s’est envolé, le bleu, celui dont tu m’avais fait cadeau.&lt;br /&gt;Elle avait une grosse envie de pleurer. Sa mère, qui croyait ce chagrin oublié, eut beau lui montrer la poupée. Elle tenait le bras de son frère, elle répétait, en l’entraînant vers le jardin :&lt;br /&gt;-Viens voir.&lt;br /&gt;Serge, avec sa douceur complaisante, la suivit, cherchant à la consoler. Elle le conduisit à une petite serre, devant laquelle se trouvait une cage posée sur un pied. Là, elle lui expliqua que l’oiseau s’était sauvé au moment où elle avait ouvert la porte pour l’empêcher de se battre avec un autre.&lt;br /&gt;-Pardi! Ce n’est pas étonnant, cria Octave, qui s’était assis sur la rampe de la terrasse : elle est toujours à les toucher, elle regarde comment ils sont faits et ce qu’ils ont dans le gosier pour chanter. L’autre jour, elle les a promenés tout un après-midi dans ses poches, afin qu’ils aient bien chaud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-3437567367871545474?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/3437567367871545474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=3437567367871545474' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/3437567367871545474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/3437567367871545474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2012/01/textopolis-1.html' title='Textopolis #1'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-1619678820301814570</id><published>2012-01-20T04:52:00.000-08:00</published><updated>2012-01-20T05:09:55.190-08:00</updated><title type='text'>Décor et Installations</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-B17l4jpMOdA/Txlk5AtEtmI/AAAAAAAAAWQ/m2sB-qpGTUg/s1600/P1060705.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-B17l4jpMOdA/Txlk5AtEtmI/AAAAAAAAAWQ/m2sB-qpGTUg/s320/P1060705.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699697734018446946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dossier de presse plante le… décor : « Décor &amp; installations est une exposition d’art contemporain ». Elle rassemble des artistes de la scène française, qui sont aussi les auteurs de cartons à l’origine de tapisseries, tapis et  dentelles, réalisés par les lissiers des manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie ou dans les ateliers de dentelle du Puy-en-Velay et d’Alençon. L’exposition s’étale d’ailleurs entre la Galerie des Gobelins (que nous avons visitée) et la Galerie nationale de la tapisserie à Beauvais (non visitée et qui semble comprendre un nombre d‘œuvres plus important).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but de l’exposition est de « détourner la mission d’ameublement décoratif du Mobilier national vers l’installation et vers le champ élargi de l’art contemporain ». Exploration de la relation entre les métiers d’art et la création d’une part, le décoratif et l’art contemporain d’autre part, la volonté de détournement n’est jamais justifiée d’un point de vue théorique plus poussé. On reproche parfois aux expositions d’être trop verbeuses, ici le projet pêche par excès inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voyons voir… [sélection d’œuvres]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au rez-de-chaussée de l’espace d’exposition, le visiteur est accueilli par des œuvres de François Morellet et Claude Rutault. Tandis que le premier assemble des cadres dorés traversés par un néon en arc-de-cercle, l’autre présente une accumulation de châssis peints de la même couleur que le mur. Deux exemples de création contemporaine, jusque là, oui, nous suivons… Mais où est la quête du dialogue entre l’artisanat d’art, le décoratif et l’art actuel? En ce qu’on peut considérer les cadres de Morellet et Rutault, vidés de toute substance (par absence du medium peinture pour l’un, par camouflage et uniformité pour l’autre), comme simplement décoratifs? Sans doute pas. En ce qu’un cadre ancien ou la toile tendue d’un châssis relèvent de l’artisanat d’art? Non plus, d’autant que c’est le lien avec les métiers de la tapisserie, des tapis et des dentelles qui est exploré ici à titre d’exemple. Le mystère reste entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin c’est un paravent un peu alambiqué, conçu en duo par Monique Frydman et Frédéric Ruyant, qui nous mystifie, mais à l’inverse des pièces d’introduction : on ne voit ici que le décoratif. Du décoratif qui emprunte certes aux techniques contemporaines de tissage (réalisation par la manufacture de Beauvais et par l’Atelier de Recherche et de Création) mais qui ne semble pas véhiculer d’autre message, émotion ou engagement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’installation qui suit est de Paul-Armand Gette : un « salon pour une nymphe » composé de deux réalisations du Mobilier national (la tapisserie L’Embellie et le Lit de repos pour une nymphe), ainsi que plusieurs autres productions. Le mélange entre des créations plastiques habituelles de l’artiste et deux productions utilitaires fonctionne, et nous ponge pour la première fois de l‘exposition dans l‘étude subtile du rapport entre art et décoratif (bien que l’on regrette leur éloignement physique, les uns contre un mur, les autres au mur opposé, assez distant étant donné la taille majestueuse du rez-de-chaussée de la Galerie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’étage de la Galerie des Gobelins, le visiteur est plongé dans une atmosphère aussi sombre et feutrée que le bas était lumineux et vaste (sans doute pour protéger la grande tapisserie de Beauvais « Les Amours des dieux : Vénus dans la forge de Vulcain », qui se fait oublier). C’est une étrange haie d’honneur qui débute cette seconde partie de l’exposition : Corinne Sentou a imaginé des « voiles de mariées » en dentelle et voile d’Alençon. Voiles couvrant tout le haut du corps y compris le visage, sur lesquels figurent des motifs dérivés de papillons à l’emplacement des yeux. Référence immédiate au débat du voile intégral, ces étranges bustes en lévitation masquent leur féérique (et inquiétante?) identité. Les évidences s’en trouvent troublées et la narration prend une saveur indéfinissable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-PTslw7mBDm4/TxlmYIObeHI/AAAAAAAAAWc/cxLSNwrRfCk/s1600/P1060680.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-PTslw7mBDm4/TxlmYIObeHI/AAAAAAAAAWc/cxLSNwrRfCk/s320/P1060680.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699699368124971122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de la haie des voiles, un grand tapis rond de Marc Couturier sur lesquels sont posées deux chaises de Martine Aballéa.&lt;br /&gt;Le tapis a été réalisé par la Savonnerie entre 2000 et 2005, et emprunte son motif végétal à la famille d’arbustes Aucuba (qui est d’ailleurs le titre de l’œuvre). Les feuilles de la variante japonaise notamment sont vertes maculées de petites taches jaunes et c’est ce chatoiement de couleurs que l’artiste a voulu reproduire, sur fond noir. Le Fauteuil de jour et le Fauteuil de Nuit de Martine Aballéa (2007) prennent appui sur cette base de lumière noire, et la composition est saisissante. D’après le dossier de presse, le duo joue d’un « principe récurrent du langage décoratif, la symétrie, que l’artiste déstabilise par un dédoublement mettant en scène l’image numérique d’un motif arborescent en positif et en négatif ». L’ensemble du tapis et des fauteuils concourent à dépasser la seule exposition de la maîtrise technique des artisans d’art qui ont contribué à leur réalisation, il convoque l’imaginaire et déploie un univers onirique que l’on imagine renouvelé à chaque visiteur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-2s0sJPurc80/Txlm5rnMVqI/AAAAAAAAAWo/LU6CxvnmRz8/s1600/P1060681.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-2s0sJPurc80/Txlm5rnMVqI/AAAAAAAAAWo/LU6CxvnmRz8/s320/P1060681.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699699944559761058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut accepter de quitter cet étrange bosquet pour pénétrer une autre dimension, plus céleste cette fois-ci. Le regard se porte en effet automatiquement au plafond de la grande salle, où défile un film aux images indéfinies. Installation de François Rouan composée dudit film, d’un grand miroir posé au ras du sol reflétant le défilement des images, d’un tapis de la Savonnerie suspendu et d’un enregistrement sonore, ce sont surtout le film et la bande-son qui m’ont captivée. La vidéo relève plus de la fresque animée que d’un film. La première impression est celle d’images de paysages, marin et montagneux. Mais après plusieurs minutes de difficile observation tant les tons s’entremêlent et se confondent avec les moulures du plafond, on devine des fils, des bribes de corps humains. Et en effet la vidéo est un montage de photos de l’envers de la tenture d’Artémise (début 17ème siècle) superposées à des prises de vue de modèles. Référence à la peinture ancienne, beauté du corps (« l‘envers des corps »), hommage au patient travail des lissiers qui sont à « l’envers du décor », l’œuvre est une belle « relecture contemporaine du passé, où le processus, l’inconscient et le décoratif s’entrecroisent ». La mise en abyme est accentuée par la bande sonore qui reproduit les mille et un petits bruits liés à l’activité de l’atelier de la Savonnerie (voix, claquements des ciseaux, etc.). Une réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-89rsDaR1IL8/TxlnfHKt2ZI/AAAAAAAAAW0/1i1F0GTl7Dc/s1600/P1060693.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-89rsDaR1IL8/TxlnfHKt2ZI/AAAAAAAAAW0/1i1F0GTl7Dc/s320/P1060693.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699700587611675026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bout de course, une exposition plutôt inégale par rapport au propos initial, une nette préférence pour l’étage de la Galerie des Gobelins (malgré l‘abandon des tapisseries anciennes), et sans doute un manque d’explications plus didactiques. Mais quelques pépites qui tissent des liens entre décoratif et création contemporaine comme on les aime : naturels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commissariat : Françoise Ducros / Scénographie :  Frédéric Ruyant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’au 15 avril 2012&lt;br /&gt;Galerie des Gobelins&lt;br /&gt;42 avenue des Gobelins&lt;br /&gt;75013 Paris&lt;br /&gt;tous les jours de 11h à 18h sauf le lundi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-1619678820301814570?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/1619678820301814570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=1619678820301814570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/1619678820301814570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/1619678820301814570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2012/01/decor-et-installations.html' title='Décor et Installations'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-B17l4jpMOdA/Txlk5AtEtmI/AAAAAAAAAWQ/m2sB-qpGTUg/s72-c/P1060705.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-496963749658342476</id><published>2012-01-19T07:50:00.001-08:00</published><updated>2012-01-19T07:56:30.050-08:00</updated><title type='text'>Dresdner Frauen</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-TapgVfC4RNA/Txg75OBRXcI/AAAAAAAAAWE/kvStNenGeI4/s1600/article_0510-GUI-BASELITZ.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 205px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-TapgVfC4RNA/Txg75OBRXcI/AAAAAAAAAWE/kvStNenGeI4/s320/article_0510-GUI-BASELITZ.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699371182639373762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Femmes de Dresde, de Georg Baselitz, telles qu'exposées au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, pour l'accrochage "Baselitz sculpteur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans commentaire, si ce n'est celui du MAM lui-même : il présente un groupe "uni dans le hiératisme de leur posture par la véhémence de leurs entailles et la vivacité de leur chromatisme."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-496963749658342476?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/496963749658342476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=496963749658342476' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/496963749658342476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/496963749658342476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2012/01/dresdner-frauen.html' title='Dresdner Frauen'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-TapgVfC4RNA/Txg75OBRXcI/AAAAAAAAAWE/kvStNenGeI4/s72-c/article_0510-GUI-BASELITZ.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-8652451558205941642</id><published>2012-01-10T11:42:00.000-08:00</published><updated>2012-01-10T15:28:00.537-08:00</updated><title type='text'>Tempus fugit</title><content type='html'>Alors que 2012 débute, il est temps de regarder en arrière, les décombres de 2011... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la seconde moitié de 2011, Le cadavre exquis culturel n’a pu s’empêcher de remarquer la récurrence de la thématique du temps dans ses activités culturelles…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord à la 54ème Biennale de Venise, l’œuvre vidéo de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Christian Marclay&lt;/span&gt; (Lion d’or du meilleur artiste). Point besoin de revenir sur cet ovni qui a rencontré un grand succès d’estime parmi spécialistes et grand public, amateurs de création contemporaine et cinéphiles. L’épatant travail de recherche et de montage permet un déroulé hypnotique où rien ne fait vraiment sens : le spectateur reste cependant les yeux rivés à ce simulacre de vie qui coule inexorablement. Frissonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-cZxpLTzHwiY/TwyZI_dWEiI/AAAAAAAAAVc/8MuQVs2x81g/s1600/clock2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 205px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-cZxpLTzHwiY/TwyZI_dWEiI/AAAAAAAAAVc/8MuQVs2x81g/s320/clock2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5696096008469352994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le design s’est aussi emparé de cette préoccupation contemporaine : en témoigne notamment la série Real Time de Maarten Baas, dont plusieurs déclinaisons sont visibles à la petite exposition &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Maarten Baas, les curiosités d’un designer »&lt;/span&gt;, aux Arts décoratifs. Baas a ainsi réalisé des films de 12h, dans lesquels sont mis en scène des acteurs indiquant l’heure en temps réel (par exemple en déplaçant des crayons sur un bureau, ou en balayant des barres d‘ordures). Ma favorite, Grandfather Clock : le cadran est remplacé par une vidéo figurant, derrière le sablage du verre de l‘horloge, un homme (ou plutôt le haut de son corps) qui inscrit l’heure à l’aide d’un marqueur en traçant et effaçant successivement les aiguilles. Entre chaque minute, du fond de son cadran, l’homme s’accorde une pose, prend le temps de boire un peu… Observer ces personnes qui se plient en quatre pour marquer la progression du temps, les voir paradoxalement consacrer tout leur temps à accompagner la fuite des minutes, me semble une excellente parabole de la condition humaine. Le tout dans un objet utilitaire indispensable à la vie actuelle. Car qui peut vivre sans savoir l’heure? Et qui peut vivre en ne pensant qu’à l’heure, la suivante et la dernière?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-7w_PR4Jc0CI/TwyZUc9Lj6I/AAAAAAAAAVo/R6YINQy39mE/s1600/REAL-TIME_sweeperclock.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-7w_PR4Jc0CI/TwyZUc9Lj6I/AAAAAAAAAVo/R6YINQy39mE/s320/REAL-TIME_sweeperclock.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5696096205366071202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, (culture ou divertissement?), le film &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Time Out&lt;/span&gt;, réalisé par Andrew Niccol, a divisé ses spectateurs : vraie bonne idée ou scénario barbouillé à la va-vite et images omniprésentes des jambes interminables d’Amanda Seyfried ? Time out dépeint un monde où le temps a remplacé l'argent. Génétiquement modifiés, les hommes grandissent « normalement » jusqu’à leurs 25 ans, jour anniversaire fatidique où un sablier numérique vert fluo décompte le temps qu’il leur reste à vivre. A partir de là, il faut être riche ou bien « gagner son temps » en travaillant, volant, empruntant… Réflexion sur la concentration des richesses (Olivier Bonnard du Nouvel Observateur, écrit « Et Andrew Niccol créa le blockbuster marxiste »), le film évite partiellement l’écueil du déjà-vu (Bonnie and Clyde, Robin des Bois, etc.) pour acquérir une dimension supplémentaire : l‘or immatériel sur lequel il est centré. Non que le manque d’argent ne soit pas dramatique, mais l’épuisement du temps est si immédiatement fulgurant qu’il instille un sentiment de terreur, aiguisé par les grosses ficelles hollywoodiennes. Sortir de la salle de cinéma, constater que seul un grain de beauté orne notre avant-bras, sourire (jaune).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-0q5VfOPXdaA/TwyZvdYYvpI/AAAAAAAAAV0/Vq8-oqAEyLc/s1600/Time-Out-affiche-375x500.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-0q5VfOPXdaA/TwyZvdYYvpI/AAAAAAAAAV0/Vq8-oqAEyLc/s320/Time-Out-affiche-375x500.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5696096669336649362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cadavre exquis culturel vous souhaite une délicieuse nouvelle année, à la recherche du temps perdu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-8652451558205941642?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/8652451558205941642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=8652451558205941642' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/8652451558205941642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/8652451558205941642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2012/01/tempus-fugit.html' title='Tempus fugit'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-cZxpLTzHwiY/TwyZI_dWEiI/AAAAAAAAAVc/8MuQVs2x81g/s72-c/clock2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-8731193833971658008</id><published>2011-12-03T03:45:00.000-08:00</published><updated>2011-12-03T03:48:15.461-08:00</updated><title type='text'>Pierre Clerk // Eduardo Chillida</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-9pvs98_ZjKs/TtoMOiXRiTI/AAAAAAAAAVA/nkbbZ8lV-Bg/s1600/this%2Band%2Bthat_pierre%2Bclerk%2Bet%2Beduardo%2Bchillida.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 151px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-9pvs98_ZjKs/TtoMOiXRiTI/AAAAAAAAAVA/nkbbZ8lV-Bg/s320/this%2Band%2Bthat_pierre%2Bclerk%2Bet%2Beduardo%2Bchillida.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681867323763427634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un hasardeux rapprochement que j’opère aujourd’hui, un de ces rapprochements qui dérivent directement d’une émotion, ou plutôt de deux émotions jumelles à la contemplation des œuvres de Pierre Clerk et de feu Eduardo Chillida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel point commun entre les deux carrières? L’un, d’origine canadienne, partage son temps entre New York et le Lot-et-Garonne, tandis que l’autre affirmait être un arbre profondément enraciné dans son Pays Basque espagnol natal tout en étirant ses bras au monde entier. L’un a majoritairement étudié la peinture, tandis que l’autre s’est principalement attaché à la sculpture. Bien sûr, et c’est ce que les illustrations de ce billet affichent, chacun a fait des incursions dans le domaine de prédilection de l’autre : Pierre Clerk compose des sculptures comme des trompes l’œil graphiques griffonnés dans l’espace, Eduardo Chillida a inventé ses « Gravitations », collages-imbrications de papier et a peint de larges pierres. C’est donc quelque part dans ce chassé-croisé que se situe la confraternité de Clerk et Chillida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Clerk, d’abord. C’est à Bordeaux, dans l’exceptionnel équipement qu’est la Base sous-marine, qu’a lieu une exposition monographique intitulée « Couleur, forme, espace ». Vague et un peu facile, ai-je pensé au premier abord. Plusieurs semaines après avoir vécu cette exposition, je le trouve juste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accrochage retrace l’activité artistique de l’artiste octogénaire en une soixantaine de peintures et une vingtaine de sculptures et maquettes. La couleur explose dans un premier couloir. Non pas une couleur anarchique et nuancée, mais une palette maîtrisée, restreinte et essentiellement primaire (en synthèse additive et soustractive). Du mur au plafond, un noir sourd participe à la vibrance de la couleur. De même que le noir qui marque des lignes opposantes entre les applats de vert, de rouge, de bleu. La couleur n’est pas tout, elle est un des deux ingrédients de l’œuvre de Pierre Clerk, le second étant la géométrie, mais une « géométrie économe » selon la formule de Benoît Hermet (Le Festin n °71, automne 2009, p. 98). Lignes et courbes simples s’entrecroisent dans une composition abstraite (abstraction que l’artiste exprime prosaïquement à travers l’assertion « What you see, it’s what you see »?)  qui semble dépasser le cadre de la toile. Les châssis sont d’ailleurs peints jusque sur la tranche. Non seulement la peinture paraît se poursuivre dans l’immensité de l’espace alentour, elle se transfigure aussi à la limite du volume. Les plans se confondent jusqu’à construire un espace rythmé presque réel. Il en va de même avec un ensemble de toiles noires et blanches, hypnotiques et structurantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La géométrie qui s’allie à l’évasion hors de la toile et à l’illusion du volume, voilà ce que Gilles Hénault explicite brillamment dans un article intitulé Pierre Clerk : topologie urbaine (Vie des Arts, vol. 18, n° 71, 1973, p. 47-50).&lt;br /&gt;« Qu'il s'agisse de courbes ou de droites, leur entrelacement crée une dynamique directionnelle, en même temps qu'un espace illusoire à trois dimensions. Ses tableaux se caractérisent souvent par une construction stable, au travers de laquelle passe un vecteur. Cela crée un champ de force qui atteint son énergie maximum aux points de rencontre des lignes dynamiques et statiques. Pour permettre l'éclatement des formes et leur projection dans un espace imaginaire, l'artiste utilise parfois le tableau rond ou ovale. On peut alors se représenter les lignes courbes comme se refermant quelque part, dans un autre espace, en cercles complets, et même des parallèles se rencontrant ou divergeant dans un infini, comme diraient les mathématiciens! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’artiste travaille un peu avec sa femme Linda, comme l’illustre un film diffusé dans l’exposition. Elle l’aide à déposer, selon les lignes définies par l’artiste, les scotchs protecteurs pour peindre chaque couleur de façon précise et délimitée (hard edge).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Clerk affiche de prestigieuses références : Matisse- avec lequel il partage, au stade préparatoire, la technique des papiers de couleur découpés, Picasso, Kandinsky, Mondrian, le Bauhaus… Son père était architecte et l’amour de cette science artistique ne l’a jamais quitté.&lt;br /&gt;Et nous voici de nouveau à tirer des liens avec Chillida, qui avait entamé des études d’architecte (et une carrière de gardien de but de football !) avant de lui préférer une expression artistique non utilitaire.&lt;br /&gt;Le lien entre les deux artistes m’est sans doute personnel, nourri par mon amour de l’œuvre de Chillida (la fermeture du musée, au domaine de Zabalaga, pour raisons financières m’attriste donc particulièrement- ainsi qu‘avoir manqué l‘exposition dédiée au basque à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence). Ce lien est aussi difficilement dicible. &lt;br /&gt;C’est devant les épaisses lignes noires d’un groupe de toiles de Pierre Clerk (dont Kovik, 1976) que m’est apparue la similitude. Bien que les lignes de Pierre Clerk soient franches et sans détour,  et celles d’Eduardo Chillida, plus terriennes, moins parfaites, quelque chose dans la volonté d’expliciter des formes et un espace, ainsi que leur « champ de force » (G. Hénault), existe dans les deux cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-w7EzXkMKbjQ/TtoMGqIXw_I/AAAAAAAAAU0/YNZEhOqrR2U/s1600/this%2Band%2Bthat_pierre%2Bclerk%2Bet%2Beduardo%2Bchillida_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 170px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-w7EzXkMKbjQ/TtoMGqIXw_I/AAAAAAAAAU0/YNZEhOqrR2U/s320/this%2Band%2Bthat_pierre%2Bclerk%2Bet%2Beduardo%2Bchillida_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681867188409451506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eduardo Chillida se demandait à la même époque où Pierre Clerk débutait ses compositions abstraites noires et blanches : « Existe-t-il des limites pour l’esprit ? Grâce à l’espace, des limites existent dans l’univers physique et je puis être sculpteur. Rien ne serait possible sans cette rumeur de limites, et l’espace qui les permet. Quelle sorte d’espace fomente-t-il les limites dans le monde spirituel ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Couleur, forme, espace », exposition consacrée à Pierre Clerk&lt;br /&gt;Base sous-marine&lt;br /&gt;Boulevard Alfred Daney 33000 Bordeaux&lt;br /&gt;Du 20 octobre au 11 décembre 2011 de 13h30 à 19h du mardi au dimanche (sauf jours fériés). Entrée Libre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-8731193833971658008?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/8731193833971658008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=8731193833971658008' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/8731193833971658008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/8731193833971658008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2011/12/pierre-clerk-eduardo-chillida.html' title='Pierre Clerk // Eduardo Chillida'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-9pvs98_ZjKs/TtoMOiXRiTI/AAAAAAAAAVA/nkbbZ8lV-Bg/s72-c/this%2Band%2Bthat_pierre%2Bclerk%2Bet%2Beduardo%2Bchillida.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-4792783936472908771</id><published>2011-11-18T08:34:00.000-08:00</published><updated>2012-01-20T08:47:23.633-08:00</updated><title type='text'>Body and Soul</title><content type='html'>C’est une exposition visitée un peu à la va-vite au saut d’un train (l’Hôtel des arts est près de la gare de Toulon), avec une amie un peu réfractaire à la création contemporaine abstraite, dont je vais ici faire le compte-rendu. Il est important de contextualiser.&lt;br /&gt;L’Hôtel des arts est le centre d’art du Conseil général du Var qui a constitué au fil des ans une petite collection essentiellement en photo et peinture. Body and soul est l’exposition consacrée aux trois artistes que sont Lawrence Carroll, Gotthard Graubner et Sean Scully, sur les deux niveaux de l’Hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au rez-de-chaussée ce sont les monumentales toiles de Graubner qui saisissent d’emblée le regard. En fait de toiles, ce sont plutôt de gros coussins qui jaillissent du mur, constitués par une volumineuse couche de coton synthétique entre le châssis et la toile à proprement parler. L’effet molleton de « tête de lit » est là, mais la couleur balaie vite ces références prosaïques. Car l’artiste a étalé la peinture en couche très fluides de façon à ce qu’elle s’écoule à travers la toile et irrigue l’intérieur du coussin. C’est ensuite le phénomène inverse qui a lieu : la couleur dégorge et émerge des profondeurs du tableau jusqu’à la surface, créant ainsi auréoles et irisations. Chaque tableau explore les nuances d’une seule couleur, intense : un jaune quasi fluorescent pour Pudoluna, un vert grenouille pour A cura de curare, un jaune ocre pour Donarsono, ceux qui m’ont le plus marquée. Undine, 2009 ne joue pas le monochrome mais mélange des tons affiliés aux Nymphéas de Claude Monet. Peinture tout à la fois intense et aqueuse, comme une aquarelle très dosée en matière sèche, les toiles de Gotthard Graubner permettent une absorption contemplative classique et salutaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-o0wxor_2JPQ/TxmaJVLKIjI/AAAAAAAAAX8/vUTzplT_1PI/s1600/Graubner_01.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-o0wxor_2JPQ/TxmaJVLKIjI/AAAAAAAAAX8/vUTzplT_1PI/s320/Graubner_01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699756288507519538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’étage, c’est le travail de Lawrence Carroll qui occupe l’espace au sol du palier ainsi que les murs d’une pièce. Foin de couleurs ici, le blanc prédomine. Mais non pas un blanc aseptisé, un blanc sale, souillé. Les toiles sont également monumentales, constituées de pièces de toile et de tissus que l’artiste assemble, colle ou agrafe, parfois en de multiples épaisseurs (jusqu’à 40 centimètres). L’artiste crée ainsi à partir du neuf une patine qui trahit faussement l’usure du temps. Il semble que ces traces et cicatrices soient liées à diverses émotions de la vie de l’artiste : la mort du père, le souvenir de la maison délabrée de son enfance, les objets inlassablement ravaudés et rafistolés par sa mère qui n’avait pas les moyens de les remplacer. Ces imperfections font écho à un univers étrange, me font penser à certains bricolages de Ben. Et même si le jeu de mots est facile, Lawrence Carroll fait figure de Lewis Carroll contemporain à l’Hôtel des arts… Un conte de fées au sens psychanalytique du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-yjAjHeVb1mM/Txmag3BjS0I/AAAAAAAAAYI/etGRsiSQPMc/s1600/img_4333c70f13a9a.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 247px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-yjAjHeVb1mM/Txmag3BjS0I/AAAAAAAAAYI/etGRsiSQPMc/s320/img_4333c70f13a9a.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699756692731022146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, peut-être l’artiste le moins surprenant de l’exposition, le plus consensuel (mon amie a bien aimé) : Sean Scully et ses compositions colorées et géométriques aux bords flous. L’artiste a utilisé les classiques toiles mais aussi des supports de cuivre et aluminium, ce qui produit un résultat sensuel surprenant. Les bandes de couleur évoquent des champs, des drapeaux. Mais voilà, entre l’intention de l’artiste et les sensations de l’observateur il existe un décalage. Scully récuse ainsi « tout caractère purement formel à sa peinture, et fait de celle-ci le véhicule d’émotions humaines, souvent liées à la présence symbolisée de personnages ou d’événements personnels tels la mort d’un fils, le souvenir d’une scène dramatique à laquelle il a assisté, etc. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-rBj535-1Lpo/TxmZuYiPFOI/AAAAAAAAAXw/RxpGkH45yLA/s1600/beckett.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 274px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-rBj535-1Lpo/TxmZuYiPFOI/AAAAAAAAAXw/RxpGkH45yLA/s320/beckett.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699755825553151202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la rapidité de ma visite et mon acolyte réfractaire, la force de l’accrochage m’a convaincue et cette exposition relève le niveau de monstration de création contemporaine pour la ville de Toulon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exposition Body and Soul, commissariat Gilles Altieri&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hôtel des arts&lt;br /&gt;236 boulevard Maréchal Leclerc - Toulon&lt;br /&gt;Tél. 04 94 91 69 18&lt;br /&gt;www.hdatoulon.fr&lt;br /&gt;Tous les jours de 10 h à 18 h, sauf les lundis et les jours fériés&lt;br /&gt;Entrée gratuite&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-4792783936472908771?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/4792783936472908771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=4792783936472908771' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/4792783936472908771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/4792783936472908771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2011/11/body-and-soul.html' title='Body and Soul'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-o0wxor_2JPQ/TxmaJVLKIjI/AAAAAAAAAX8/vUTzplT_1PI/s72-c/Graubner_01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-4121835225444191653</id><published>2011-02-03T14:30:00.000-08:00</published><updated>2011-02-08T14:34:41.314-08:00</updated><title type='text'>"I spent my life making a trousseau"</title><content type='html'>Louise Bourgeois : Moi, Eugénie Grandet.&lt;br /&gt;Louise Bourgeois à la Maison de Balzac&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TVHE5_T_m-I/AAAAAAAAANg/tJytJI5vktg/s1600/P1000137.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TVHE5_T_m-I/AAAAAAAAANg/tJytJI5vktg/s320/P1000137.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5571450714560895970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exposition a débuté le 3 novembre, soit près de 5 mois après le décès de l’artiste à New York. Conçue spécialement pour la Maison de Balzac, elle est consacrée à Eugénie Grandet, personnage et romain éponymes célèbres de Balzac (1833). L’histoire est celle de la famille Grandet, dans laquelle le père est un vigneron près de ses sous, la mère disparaît trop vite et leur enfant, la bonne Eugénie, « déçue dans ses sentiments » devient une vieille fille dans un étrange huis clos provincial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet accrochage posthume suscite forcément la curiosité. A juste titre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au rez-de-chaussée, plusieurs peintures d’Eugénie Grandet, représentée avec de très longs cheveux qui l’enserrent ou avec un masque de résignation. On y trouve également un tableau de grandes dimensions, Ode to Eugénie Grandet, représentant une plante (?) dont chaque feuille porte une inscription de ce que à quoi la vie d’Eugénie Grandet (de Louise Bourgeois ?) a été remplie (I have spent my life… washing socks and handkerciefs… making curtains… making a trouesseau….). C’est de loin la pièce de toute l’exposition que j’ai préférée. Les inscriptions sont griffonnées, parfois à peines lisibles. Leur accumulation crée comme une incantation, ou la litanie d’une tristesse infinie à la pensée d’une vie gâchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, sont accrochées au mur des broderies, activités d’essence féminine, de même que le sous-sol contient une douzaine d’ouvrages de petite couture, à base de tissu, boutons, crochets… l’ensemble évoquant les activités féminines d‘autrefois et le temps qui passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sous-sol abrite aussi une petite salle de projection montrant une vidéo de Louise Bourgeois en interview parler un peu de son enfance, ou peindre un visage comme on fait un smiley. C’est aussi un enregistrement des expressions favorites de l’artiste, qu’elle récite avec une petite voix emplie d’humour. Comme ma grand-mère, elle aimait à dire « Elle comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final voilà une exposition qui m’a surtout laissé l’impression persistante que tout ceci est bien trop personnel, bien trop intérieur pour vraiment nous concerner. Louise Bourgeois avait tout de suite vu « l’identification récurrente », compris les liens entre le personnage d’Eugénie Grandet et certaines de ses propres expériences et névroses, de ses lointaines années de jeune fille. Son intérêt pour cette figure fictionnelle sacrifiée ne nous renseigne pas sur les ressorts de l’âme humaine, elle nous en apprend plus sur Louise Bourgeois elle-même. Son œuvre est certes autobiographique, mais tout de même. Il manque un soupçon d’universel à cette exposition, et il en résulte un certain détachement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en vient à s’intéresser davantage au lieu historique qu’est cette maisonnette de l’ancien village de Passy. On se prend à oublier que l’on est venus dans cette partie reculée de la capitale pour voir l’ultime exposition voulue par la grande Louise Bourgeois, pour se plaire à méditer dans le bureau de Balzac, à imaginer par quelle force d’esprit l’imagination d’un homme de son temps a pu se dépasser pour élaborer toute la Comédie humaine. On se plaît à regarder mélancoliquement la cafetière aux initiales de l’écrivain, l’imaginant constamment à ses côtés pour ingurgiter les « torrents de café » nécessaires à ses 18h de labeur quotidien (acharnement à la tache qui l‘aurait épuisé et tué dès ses 51 ans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite exposition qui rend hommage à la créativité de Louise Bourgeois, peu de temps avant qu’elle ne s’éteigne. Mais une exposition qui laisse un peu sur sa faim, et des murs fleurant la naphtaline et les relents de couloirs d’hôpital. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas une exposition à visiter un jour de petite forme, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quitter ce XVIème trop calme à toutes jambes et s’étourdir de bruit et de lumières.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-4121835225444191653?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/4121835225444191653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=4121835225444191653' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/4121835225444191653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/4121835225444191653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2011/02/i-spent-my-life-making-trousseau.html' title='&quot;I spent my life making a trousseau&quot;'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TVHE5_T_m-I/AAAAAAAAANg/tJytJI5vktg/s72-c/P1000137.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-5604363216550196598</id><published>2011-01-20T03:35:00.000-08:00</published><updated>2011-01-20T06:37:15.676-08:00</updated><title type='text'>"Derrière la simplicité, une pensée très complexe" : Mondrian/De Stijl // Robert Breer</title><content type='html'>Parfois difficile pour des artistes réalisant des oeuvres dont le rendu est à première vue esthétiquement "simple" de faire reconnaitre la complexité de la réflexion et de la sensibilité qui y ont mené.&lt;br /&gt;Et pourtant... Preuve par deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mondrian / De Stijl&lt;br /&gt;Centre Pompidou&lt;br /&gt;Jusqu’au 21 mars 2011&lt;br /&gt;Tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel plaisir d’avoir des mythes à portée de main (à portée d’œil, c’est mieux pour votre casier judiciaire). Presque irréel. La « recherche d’un rythme, d’une pulsation dynamique de la couleur »* s’incarne dans les nombreuses toiles présentées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir les toiles de ceux qui voulaient redéfinir le fait pictural de fond en comble, par l’utilisation de motifs géométriques et de couleurs primaires est une expérience qu‘il faut vivre pour tenter de comprendre que ce nouvel espace devait « guider l’homme du futur sur la voie de l’harmonie universelle ». Cette fondamentalité se retrouve dans les écrits des artistes du mouvement. Mondrian était persuadé d’avoir trouvé la fin de l’art, la solution finale, la construction essentielle. Le Manifeste de De Stijl affirmait qu’ « Elémentaire, l’art peut l’être quand il ne fait pas de philosophie, quand il se construit à partir de ses seuls éléments propres. Se laisser fléchir par les éléments de la création, c’est être artiste. Les éléments de l’art, l’artiste seul peut les découvrir. Ils ne relèvent pas de l’arbitraire personnel : l’individu n’est pas une entité séparée et l’artiste est l’interprète des énergies qui mettent en forme les éléments du monde. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement aux expérimentations picturales, le mouvement De Stijl applique ses théories à l’aménagement intérieur (belle reconstitution de l’atelier parisien de Mondrian, où l’arte t la vie ne font qu’un), puis à l’espace public. Se défiant de la notion d’arts appliqués, Bart Van der Leck (ô ses Dockers et Sortie d’usine) exprime en ces mots une idée qui m’est par ailleurs très chère : « Les arts ne peuvent en aucun cas s’appliquer les uns aux autres, mais leur alliance doit procéder d’une synthèse ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TThIRRGzLhI/AAAAAAAAANU/1GAHz1Fk7I4/s1600/render-taj-maze.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TThIRRGzLhI/AAAAAAAAANU/1GAHz1Fk7I4/s320/render-taj-maze.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564276801103146514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le parcours est trop long, la respiration de l’exposition manque de clarté. Dédale et labyrinthe sont des mots qui me sont venus spontanément à l’esprit lors de ma visite. Plongé dans un grand espace blanc, cerné par de très hautes cimaises blanches (au haut desquelles, curieusement, quelques citations sont appliquées, restant inaperçues de nombreux quidams non pourvus d‘une souplesse de cou avérée), arpentant des pièces ressemblant à s’y méprendre aux précédentes, le visiteur vit une étrange d’expérience : faut-il voir là un rapprochement avec l’expérimentation spatiale du néoplasticisme ? Peut-être. Ou pas, à considérer que l’harmonie n’est pas la sensation qui résulte de cette mise en espace anxiogène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage quand on veut décrypter cette « clé de lecture fondamentale pour les sources de la modernité »*.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* : texte Centre Pompidou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Breer - Sculptures flottantes&lt;br /&gt;CAPC, musée d’art contemporain de Bordeaux&lt;br /&gt;Jusqu’au 27 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les Floats sont ses « pièces de référence », Robert Breer a aussi pratiqué la peinture abstraite et le film d’animation. C’est à partir des années 60 que l‘artiste, américain né en 1926, crée ses Floats et autres Tanks et Rugs, auxquels l’exposition est consacrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sculptures aux formes primaires, motorisées, sur roulettes et de plain-pied avec le spectateur, les Floats (terme qualifiant les chars de parade flottant au-dessus du bitume) sont d’étranges mollusques animés, selon une trajectoire aléatoire, changeant imperceptiblement de direction lorsqu’ils heurtent un obstacle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TThH1CQGkBI/AAAAAAAAANM/YZleC0f3ASE/s1600/Robert%2BBreer_2.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TThH1CQGkBI/AAAAAAAAANM/YZleC0f3ASE/s320/Robert%2BBreer_2.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564276316079296530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Floats bougent si lentement que le visiteur pressé et non averti peut ne pas s’en apercevoir. Et le visiteur averti et pondéré, quand il cherche à visualiser le mouvement, a besoin de longues secondes et parfois même de prendre un repère au sol, afin de vérifier le phénomène. On imagine que cette vitesse d’une autre dimension, ni mouvement, ni immobilité, a du demander des calculs et des tests précis, effort qui ne transparaît absolument pas de cette autopropulsion aléatoire si naturelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant Robert Breer affirme ne pas vouloir imiter la nature, mais chercher à penser à la sculpture en tant que discipline et la libérer du socle. Il « égratigne au passage » l’emprise de la « sculpture minimaliste » dans les années 60 et le « côté hiératique des expositions » (texte CAPC). Louvoyant entre art minimal et art cinétique, l’artiste est malgré tout resté en marge de ces courants. Est-ce pour cela qu’en 1960 ses Floats ne sont absolument pas pris au sérieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de l’évolution de l’histoire de l’art et des querelles de chapelles, la trentaine d’objets flottants (réunion d’ampleur inédite) dans la grande nef du CAPC perturbe subtilement son observateur, lui offrant une expérience de l’espace toute particulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(commissaire :  Alexis Vaillant)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-5604363216550196598?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/5604363216550196598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=5604363216550196598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5604363216550196598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5604363216550196598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2011/01/derriere-la-simplicite-une-pensee-tres.html' title='&quot;Derrière la simplicité, une pensée très complexe&quot; : Mondrian/De Stijl // Robert Breer'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TThIRRGzLhI/AAAAAAAAANU/1GAHz1Fk7I4/s72-c/render-taj-maze.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-6965106674137184828</id><published>2011-01-18T14:46:00.000-08:00</published><updated>2011-01-18T15:06:22.313-08:00</updated><title type='text'>De deux extrêmes : Andrée Putman à l'Hôtel de Ville // BigMinis au CAPC</title><content type='html'>Où pas assez rencontre trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Andrée Putman, ambassadrice du style&lt;br /&gt;Hôtel de Ville, Paris&lt;br /&gt;Jusqu’au 26 février 2011&lt;/strong&gt;Tous les jours sauf le dimanche, de 10h à 19h&lt;br /&gt;Accès libre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYZUPDrjYI/AAAAAAAAAM0/aseYOj-wueg/s1600/andr%25C3%25A9e%2Bputman%2B%2528c%2529%2BMairie%2Bde%2BParis.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYZUPDrjYI/AAAAAAAAAM0/aseYOj-wueg/s320/andr%25C3%25A9e%2Bputman%2B%2528c%2529%2BMairie%2Bde%2BParis.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563662225092873602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;crédit Mairie de Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite exposition intéressante et gratuite, consacrée à une grande dame française du style. Plus architecte d’intérieur que designer, Andrée Putman aujourd’hui 85 ans, a apporté de nombreuses contributions au mobilier et à l’aménagement français. Ironiquement d’ailleurs, car Andrée Putman, à l’origine boudée dans son pays, a rencontré le succès grâce à l’admiration qu’elle a suscité aux Etats-Unis. J’ai été touchée par les lignes où Andrée Putman témoigne de sa souffrance au temps où son goût et son sens esthétique (quoi ? Un canapé à la structure métallique ?!) contrevenaient complètement aux habitudes d’alors et la mettaient en bute aux moqueries et vexations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exposition dans sa première partie fournit une biographie illustrée de la créatrice, plutôt réussie. On glane des informations précieuses, comme des vacances d’Andrée Putman enfant à l’abbaye cistercienne de Fontenay dont l’architecture grandiose la marquera à jamais. On se surprend à scruter les vieilles photos noir et blanc à la recherche d’une expression du visage préfigurant la trajectoire de cette femme. On y constate en tous cas sa beauté, une beauté un peu effarante, et on croit y lire la fermeté de sa volonté, façonnée par les dures heures de labeur de sa formation initiale de pianiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai noté deux dates qui constituent à mon sens, plus que les fameux aménagements des chambres de l’hôtel Morgans à New York, des bureaux de Jack Lang ou du Concorde, les  réussites les plus sensibles d’Andrée Putman. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1958, elle collabore avec la chaîne de grande distribution Prisunic en tant que directrice artistique des rayons maison. Elle y défend alors l'idée d'un design accessible à tous. Les pièces de créateur sont captées par des spéculateurs, et le projet est donc un semi-échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1978, Andrée Putman créé l’agence Écart (trace à l‘envers…), afin de produire des rééditions de pièces de mobilier de créateurs alors oubliés, tels Eileen Gray, Mariano Fortuny ou Robert Mallet-Stevens. Une telle initiative, dans notre ère du « tout design », peut sembler anecdotique, mais elle est alors un projet rare, intelligent et fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis cette galerie du 1er étage qui nourrit le visiteur d’informations concrètes, tout en intercalant habilement photos, vieux magazines et objets, l’exposition est assez creuse. Arrivé dans la salle d’exposition principale, en contrebas, le visiteur est déçu de constater qu’il n’y a plus là que des meubles et plus aucun texte, à part une légende des plus sommaires pour chaque artefact. Plusieurs vidéos présentent des interviews d’André Putman et c’est là seulement que l’on parvient à extraire du contenu de cette partie de l’exposition, comme un chien ronge son vieil os.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On apprend notamment des films qu’Andrée Putman a le sens de la formule. Et une intégriste de la beauté. A la question élémentaire « Est-ce confortable ? », la créatrice répond « On verra, c‘est secondaire. Voyons d’abord si c’est beau. Le confort, c’est visuel». Voilà un parti pris extrême. « Quelle couleur ? » « Mais aucune justement qui porte un nom de couleur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne vous y méprenez pas : cette deuxième salle est intéressante, du point de vue des meubles exposés (dont ceux de Préparation meublée, la ligne de mobilier créée par A.P au début des années 2000. Et une pièce dont je rêve désormais jour après jour : Table rond sur carrée, 2003), et des reconstitutions comme celles de la salle de bains du Morgans ou les bureaux de ministère. Les diaporamas montrant les nombreuses interventions d’Andrée Putman dans le monde méritent aussi que l’on y fasse une longue pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à voir le travail et a écouter parler cette grande dame (qui semble inspirer le respect aussi naturellement que la plupart d‘entre nous ne provoque qu‘indifférence), on se dit que l’on aurait aimé aller plus loin dans le propos. Que son œuvre aurait mérité plus grande théorisation et plus large hommage que quelques informations que le visiteur s’échine à gratter dans un vieux magazine, dans une vidéo, dans la photo d’une blonde impeccable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BigMinis - Fétiches de crise&lt;br /&gt;CAPC, Bordeaux&lt;br /&gt;Jusqu’au 27 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYZzlW-aGI/AAAAAAAAAM8/yUQj33diZvA/s1600/Philip%2BNewcombe_Planet%2Bheavy%2Bshit%252C%2B2010.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYZzlW-aGI/AAAAAAAAAM8/yUQj33diZvA/s320/Philip%2BNewcombe_Planet%2Bheavy%2Bshit%252C%2B2010.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563662763655325794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Philip Newcombe, Planet holy shit, 2010 (bonbon sucé en pensant à des choses pesantes) (2 cm de diamètre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet semble à première vue très prometteur : Alexis Vaillant, commissaire de l’exposition, cherche à explorer l’objet réduit, à la « petitesse insolente ». Car selon lui, « on pense à tort que dans le mini, tout est proportionnellement réduit : il en irait ainsi de l’idée qui l’anime, comme de son impact. » C’est donc le mini (terme apparu en 1966) qui est étudié à travers les thématiques de la taille, de l’idée, de la durée. Joli programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout quand on y ajoute le dialogue potentiel avec les proportions architecturales maximalistes du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop d’œuvres exposées dans un parcours qui manque cruellement, si ce n’est totalement, de pédagogie. Alors oui, les expositions ne sont pas faites que pour le béotien ou les scolaires. Le connaisseur d’art contemporain et l’érudit doivent pouvoir y trouver leur compte. Mais tout de même ! Le document de médiation à disposition de tout visiteur est littéralement imbuvable, et il faut toute la volonté d’un public studieux pour venir à bout de la description ne serait-ce que d’une seule salle (et y glaner une info exploitable). Salles dont le découpage et la thématisation sont sans doute scientifiquement très aboutis et très astucieux, mais au fort pouvoir excluant, écartant le visiteur de cette fameuse « jubilation » dont on s’accorde à dire que ce devrait être un des effets des musées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Quant au dialogue avec les grandes proportions du CAPC, c’est loupé : Bigminis s’étale sur plusieurs salles dans une galerie peu impressionnante, à côté de la grande nef - réservée pour sa part à Robert Breer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mentionnons enfin un petit appendice intéressant. Le visiteur peut aussi prendre au comptoir d’achat des billets (j’ai failli dire « est invité à », mais… non), il peut, donc, récupérer une feuille de papier type Canson dans laquelle a été prédécoupée une sorte de loupe. Il s’agit en fait d’un objet à monter soi-même par d’astucieux jeux de pliages et de languettes, qui ressemble au final à un appareil photo compact avec un objectif triangulaire. Le but est de regarder à travers cet objet les œuvres « mini » de l’expo, afin de les isoler, et de les « grossir » virtuellement, afin de les scruter avec une attention accrue (intéressant à ce propos de penser que « magnifier » peut vouloir dire loupe en anglais et embellir en français). L’intention est noble, amusante, s’intègre parfaitement au propos de l’exposition. Ouf.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-6965106674137184828?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/6965106674137184828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=6965106674137184828' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/6965106674137184828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/6965106674137184828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2011/01/de-deux-extremes-andree-putman-lhotel.html' title='De deux extrêmes : Andrée Putman à l&apos;Hôtel de Ville // BigMinis au CAPC'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYZUPDrjYI/AAAAAAAAAM0/aseYOj-wueg/s72-c/andr%25C3%25A9e%2Bputman%2B%2528c%2529%2BMairie%2Bde%2BParis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-8891436589841244859</id><published>2011-01-17T14:42:00.000-08:00</published><updated>2011-01-20T02:52:46.472-08:00</updated><title type='text'>En bref - Entre-deux au Musée Zadkine</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Julio Villani - L’arpenteur&lt;br /&gt;Musée Zadkine&lt;br /&gt;Jusqu’au 30 janvier 2011&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYX2RTTAzI/AAAAAAAAAMs/rYmWN6BNxMI/s1600/villani.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 222px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYX2RTTAzI/AAAAAAAAAMs/rYmWN6BNxMI/s320/villani.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563660610787541810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’artiste brésilien installé à Paris, la réalité fuit les extrêmes pour occuper un «entre deux», « la faille à partir de laquelle les versants du monde et du soi apparaissent et se constituent réciproquement. » C’est ce que l’Arpenteur, qui a donné son titre à l’exposition, visage-cœur multi-facettes, explore : un « vaste « tout autre» , mi-lieu/ mi-hors-lieu, mi-réalité/ mi-utopie, qui constitue notre espace de vie » (dossier de presse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de cette profession de foi, le visiteur peut se laisser aller à une visite de l’exposition en toute quiétude, guidé par l’imperceptible fil des œuvres simples, subtiles et non dénuées d’humour de M. Villani.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire vite, car l’exposition ne sera plus d’ici une dizaine de jours, j’ai surtout remarqué ses figures de l’Arpenteur, disséminé dans le musée parmi les créations d’Ossip Zadkine mais aussi dans le petit jardin de la rue d’Assas, caché de l’agitation et des convoitises extérieures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les petites salles du musée accueillent aussi des collages, non moins réduits, en une série intitulée « Souvenirs de mes cent ans ». L’artiste a pris pour base de vieilles photos noir et blanc, témoins d’époques révolues où les modèles anonymes posaient la mine austère, raides comme la justice, en costume d’apparat. Julio Villani intervient sur ces scènes du passé en colorant un visage, des vêtements, les intérieurs… et en ajoutant sa propre personne, comme si le présent côtoyait le passé, « dans la certitude d’un futur forcément égalisateur » selon la très belle formule du dossier de presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’atelier quant à lui contient une pièce bien plus monumentale : les Bilboquets ou L’origine du monde (2002). Ce sont 3 gigantesques bilboquets de bois tourné qui occupent la quasi intégralité de l’espace. Le titre bien sûr emprunté à Courbet, la matière sensuelle du bois veiné et l’emboîtement des pièces affirment un caractère sexué. La présence de 3 bilboquets et non 2 renvoie à cette citation de Marcel Duchamp  pour son travail 3 stoppages étalon : « Un, c’est l’unité; deux, c’est la paire; trois, c’est tout le reste » : là où il n’existe pas de certitudes absolues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, une exposition, dont le commissariat est du au directeur du musée Zadkine, Sylvain Lecombre, qui fait moins de bruit que bien d’autres mais qui mérite l’attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une exposition de petite taille, ludique, charmante, qui se laisse visiter en moins d’une heure au détour d’une balade au Luxembourg et d‘un cornet de marrons chauds. Et qui laisse mine de rien une impression durable&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-8891436589841244859?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/8891436589841244859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=8891436589841244859' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/8891436589841244859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/8891436589841244859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2011/01/en-bref-entre-deux-au-musee-zadkine.html' title='&lt;em&gt;En bref &lt;/em&gt;- Entre-deux au Musée Zadkine'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTYX2RTTAzI/AAAAAAAAAMs/rYmWN6BNxMI/s72-c/villani.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-5665434475039226578</id><published>2011-01-06T02:48:00.000-08:00</published><updated>2011-01-20T02:51:35.344-08:00</updated><title type='text'>Rattrapage : Gabriel Orozco // Somewhere over the rainbow</title><content type='html'>Nouvelle catégorie de billets : la séance de rattrapage d’expositions. Parce qu’il existe BEAUCOUP d’expositions, et qu’elles ne durent en moyenne que 3 ou 4 mois, temps parfois trop court pour leur rendre visite puis écrire. Mais aussi parce qu’elles méritent malgré tout un hommage, même posthume !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gabriel Orozco&lt;br /&gt;Centre Pompidou, du 15 septembre 2010 au 3 janvier 2011&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gabriel Orozco s’est vu offrir la Galerie sud du Centre Pompidou pour exposer de nombreuses œuvres, très diverses. L’espace avait été laissé ouvert, sans cimaises ou rideaux obstruant la vue de la rue et des passants.&lt;br /&gt;Il est difficile d’exprimer ce qui ressortait de cette exposition. Une hétérogénéité fluide. Une poésie et un humour d’intellectuel. Finesse et gaité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai tout particulièrement apprécie les photographies de Gabriel Orozco, jouant de la poésie qui émane souvent du hasard, pour qui sait le voir. De mêmes s’agissant des dessins et collages, comme les Atomists (1996), des photographies de sportifs en action découpées dans des journaux, sur lesquelles l’artiste a imprimé des motifs circulaires peints à la gouache, résultant du grossissement des points de trame utilisés dans le procédé d’impression du journal. Mentionnons encore La DS (1997), une voiture Citroën DS que l’artiste a fait découper en trois parties dans le sens de la longueur, ôtant la section centrale et le moteur pour réassembler les deux pièces restantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Somewhere over the rainbow - Itinéraires d’une collection particulière (1980-2010)&lt;br /&gt;FRAC Aquitaine, du 30 septembre au 31 décembre 2010&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTgTjQQp_JI/AAAAAAAAANE/Geec4R-8zkA/s1600/oz_gif.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTgTjQQp_JI/AAAAAAAAANE/Geec4R-8zkA/s320/oz_gif.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564218835997424786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette exposition mettait en scène dans  les murs du FRAC Aquitaine la collection de deux médecins bordelais, choisissant et achetant avec soin depuis 20 ans des pièces d’art contemporain, de design et d’art africain. Le FRAC Aquitaine avait ainsi souhaité expliciter le fonctionnement propre d’une collection privée, se distinguant d’une collection publique par l’absence d’obligation d’une classification par période ou par genre. Hétéroclite mais intelligente, l’exposition avait renoué avec l’esprit des cabinets de curiosité qui « aux 16ème et 17ème siècles rassemblaient œuvres d’art, objets, cartes géographiques,  composant une synthèse de l’histoire de l’humanité. » (texte FRAC Aquitaine). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux collectionneurs qui avaient voulu garder l’anonymat ont tout de même accordé un entretien au FRAC, au cours duquel ils insistent pour dire qu’il est possible de constitue rune collection en vivant et en achetant à Bordeaux, par opposition à Paris ou aux grandes places internationales. Ils dévoilent également que donner envie aux visiteurs de commencer une collection serait pour eux une belle réussite pour l’exposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Over the rainbow » (qui emprunte son nom à la chanson du film Le Magicien d’oz) était découpée en 8 sections, rassemblant à chaque fois autour d’une thématique œuvres plastiques contemporaines, design et art africain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sur la route », chapitre que j’ai particulièrement apprécié, rassemblait entre autres des œuvres de Nicolas Moulin et de Sébastien Vonier. Le premier, avec Wenlenderwund 2, a crée un paysage étrange, lunaire, pourtant composé à partir de différents éléments de nos paysages actuels, mais retouchés et découpés. Sébastien Vonier quant à lui a imaginé des morceaux d’asphalte accrochés au mur, comme des reliques d’un paysage lunaire, lui aussi. Simplissime mais très fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « Correspondances », les « 40 enveloppes administratives usagées » de Pierre Buraglio (1978) exposaient le dégradé de bleus de leur intérieur, exprimant l’idée que la peinture et une toile ne sont pas l’unique moyen de créer un tableau et de la couleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin venait « Du gris à la nuit », sans conteste mon chapitre préféré. Outre un superbe vase de Gaetano Pesce et une étrange photographie de Xavier Veilhan, on retrouvait dès l’entrée l’œuvre sans titre de Delphine Gigoux-Martin : une installation reproduisant des lapins volant à travers la pièce, fuyant la voracité de grues faisant claquer leurs becs, par le truchement d’une vidéo aux murs. Quant au Sendero Luminoso (2007) d’Ivàn Navarro, c’est une pièce hypnotique, un puits de lumière précédant un puits de noirceur, évoquant une version plus énigmatique et plus inquiétante du terrier dans lequel tombe Alice avant de parvenir au soi-disant Pays des merveilles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sélection très intéressante, minutieusement réalisée par deux amateurs éclairés aidés de bons galeristes.  De l’art occidental, non occidental, de l’art utilitaire, non utilitaire : peu importe au fond. Seule compte la lumière. &lt;br /&gt;Et un bel engagement de la part du FRAC Aquitaine, illustrant l’humilité dont peut faire preuve une institution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prochaine exposition au FRAC Aquitaine : « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blanc », à partir du 28 janvier et jusqu’au 16 avril 2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-5665434475039226578?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/5665434475039226578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=5665434475039226578' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5665434475039226578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5665434475039226578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2011/01/rattrapage-gabriel-orozco-somewhere.html' title='Rattrapage : Gabriel Orozco // Somewhere over the rainbow'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TTgTjQQp_JI/AAAAAAAAANE/Geec4R-8zkA/s72-c/oz_gif.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-2418179302307452109</id><published>2010-11-13T15:57:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T16:01:17.668-08:00</updated><title type='text'>La jeune fille et la mort (et les bonbons acidulés)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TN8mHGIrf-I/AAAAAAAAAMg/kMFvtXLirnM/s1600/affiche_sophiecalle_daphne.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 217px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TN8mHGIrf-I/AAAAAAAAAMg/kMFvtXLirnM/s320/affiche_sophiecalle_daphne.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539187970036957154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Présupposé n°1 : Sophie Calle manque cruellement de pudeur (sa vie = son œuvre)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Et en effet, cette fois-ci Sophie nous invite à la mort de sa maman. Son nouveau projet, que d’aucuns qualifient de morbide, occupe le futur nouvel espace du Palais de Tokyo, pour l’instant laissé en une friche assez séduisante. On entre sur la pointe des pieds dans ce vaste espace bétonné subissant les assauts de la pluie battante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie nous convoque ici à son propre deuil. Elle nous confronte au cancer de sa mère, à sa mort (elle a filmé les derniers instants de la vieille dame, vidéo diffusée dans l’exposition), à sa mise en bière, à son enterrement et aux hommages posthumes rendus par sa fantasque fille. Et pourtant, malgré la maman photographiée dans son cercueil, malgré l’évocation de son dernier mot (« souci », comme dans « ne vous faites pas de souci », pour ceux qui restent), malgré tout cela, point de misérabilisme, point de tragédie, point de tristesse dégoulinante. Au contraire, Sophie s’essaie au paradoxe et s’évertue à montrer, à travers sa mort, quelle belle personne était sa maman. Les objets qui l’accompagnent dans son cercueil nous apprennent sa gourmandise, son érudition et sa coquetterie. Sa pierre tombale, qu’elle a elle-même pensé quelques mois avant son décès, révèle sa liberté d’esprit, sa gaité, son espièglerie et sa sagesse, alors même que l’âge et la maladie l’étreignent  : elle avait choisi une photo d’elle, jeune et faisant une grimace à l’objectif, et pour fabuleux épitaphe : « Je m’ennuie déjà ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas si impudique, Sophie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Présupposé n°2 : Sophie Calle est une sale petite égocentrique (elle nous rebat les oreilles de ses chagrins d’amour. Entre autres).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La vidéo qui contient le dernier souffle de sa maman est différente. Sophie avait voulu filmer sa maman par peur qu’elle ne meure en son absence. Cette vidéo ne nous en apprend pas plus sur Monique, mais touche à l’universel. Sophie, à travers les ultimes instants de sa maman, nous confronte à notre destin commun. Elle ne parle plus d’elle ou de sa maman mais prend ce court film personnel pour symboliser le passage obligé de vie à trépas. Il est semble-t-il calme et tranquille, et dédramatise peut-être un événement pour lequel la majorité d’entre nous ne ressent qu’effroi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs Sophie a réalisé des tableaux déclinant à l’envi le mot « souci ».  Utilisant différentes techniques picturales et différentes couleurs, Sophie s’est acharnée à dupliquer les soucis, comme une ritournelle entêtante. Et comme dans ses précédents travaux, la répétition mène à la résilience et à l’apaisement. Le mot souci peint en blanc sur fond blanc disparaît presque. Sophie nous ferait donc partager ce deuil pour mieux le dépasser. Nous serions la catharsis de Sophie. Ah oui, mais pour nous, que fait-elle? Hein?&lt;br /&gt;Eh bien Sophie fait beaucoup : Sophie souffre, cogite et renaît de sa peine. Nous faire partager cette expérience totale est un cadeau. Pas un mode d’emploi pour nos futurs deuils, mais une certaine « familiarisation »,  la dédramatisation des tabous de la fin de vie, et des pistes de réflexion sur cette grande question existentielle de la mort. Sophie Calle se saisit de la mort de sa maman comme on s’empare d’un phénomène anthropologique intéressant, et en devient la caisse de résonance, sensible.&lt;br /&gt;Et moi qui fuis comme la peste toute évocation de la maladie et de la mort, moi qui, superstitieuse, ose à peine prononcer les mots « cancer » ou « décès », moi qui refuse les films ou les livres louchant de trop près vers ces terres désolées, moi entre tous, j’ai supporté l’installation de Sophie, et en ai retiré pour moi-même des fragments de sagesse, d’émotion, de fulgurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas si égoïste, Sophie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai longuement hésité avant de venir découvrir « Rachel, Monique ». Mais, vaincue par le magnétisme qu’exerce l’œuvre de Sophie Calle sur ma personne (je dors toutes les nuits sous son œil droit), j’ai pris le chemin du Palais de Tokyo, presque en confiance. Faites donc de même, vite, vite, tout disparaîtra après le 28 novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en attendant les prochaines impudeurs de Sophie, moi aussi, je m’ennuie déjà.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-2418179302307452109?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/2418179302307452109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=2418179302307452109' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2418179302307452109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2418179302307452109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/11/la-jeune-fille-et-la-mort-et-les.html' title='La jeune fille et la mort (et les bonbons acidulés)'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TN8mHGIrf-I/AAAAAAAAAMg/kMFvtXLirnM/s72-c/affiche_sophiecalle_daphne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-2046405886833597126</id><published>2010-11-13T14:37:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T14:44:51.322-08:00</updated><title type='text'>Depardon, photographe du territoire</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TN8U1jtjZVI/AAAAAAAAAMY/SajW2k79EO8/s1600/Raymond-Depardon-expose-sa-France-a-la-BNF_reference.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 213px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TN8U1jtjZVI/AAAAAAAAAMY/SajW2k79EO8/s320/Raymond-Depardon-expose-sa-France-a-la-BNF_reference.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539168977040926034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un snack-bar, une supérette, une sandwicherie, des enseignes criardes, du toc, des ajouts dont la greffe n’a pas prise, au beau milieu d’un petit village qui a mal vieilli, aux murs ternes et aux rues vides. Un village où une petite boutique d’articles de pêche existe encore. Une boulangerie, un coiffeur et une boucherie vieux jeu. Un garage qui ne soit pas une franchise dans une grande zone d’activités sans âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nostalgie ? Non, on n’a pas envie de vivre ou revenir dans les images de Depardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans concession, alors ? Non plus, même quand du village on passe à une ville avec son supermarché en tôle et la laideur de ses immeubles. La force de Depardon est de saisir l’esprit de ce qui est, beau ou insignifiant. Ses images reflètent la France telle qu’aujourd’hui, une partie de la France qui n’est ni une belle et grande métropole, ni une riante campagne ou une plage sauvage, ni la banlieue. Mais tout le reste, et ce n’est pas peu dire. Pour avoir sillonné les routes de Dordogne pendant toute mon enfance, petit passagère silencieuse, observant le paysage par la vitre arrière, je sais que ces images sont la très exacte vérité. Et c’est représenter si précisément la vérité, une vérité sans véritables qualités esthétiques ou historiques, qui est un exploit. Depardon révèle la réalité, une réalité si peu intéressante pour notre regard « moderne » qu’on ne la voit plus. C’est là la beauté des clichés de Depardon. Et dans leur propreté. Et leur extraordinaire définition. Et dans leur construction (la deux-chevaux lilliputienne devant la maison-matrone à colombages quelque part en Alsace; trois baigneuses en maillot de bain devant un lac; un immeuble jaune à la croisée de deux rues, presque une hypnose, presque une illusion d’optique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la scénographie de l’exposition, elle est très réussie. Le visiteur est accueilli par une petite pièce noire où est présenté un premier cliché et le titre de l’exposition, à la typographie évocatrice des déplacements à travers la France du photographe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suit une grande pièce blanche. Trois murs en U présentent une vingtaine de clichés grand format. Au centre une grande estrade noire sur laquelle s’asseoir, prendre du recul et réfléchir. Il n’y a aucun cartel près des grands clichés, et c’est tant mieux, car les clichés de Depardon, et c’est là leur force, auraient pu être pris n’importe où dans l’hexagone. Dans la pièce suivante, les clichés sont reproduits en petit format avec leur légende, et confirment ce que l’on pressentait : les clichés proviennent indifféremment de toute la France : Alsace, Midi-Pyrénées, Franche-Comté, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Centre, Languedoc-Roussillon… Il faut aussi remarquer que les photographies sont toutes de même taille, alignées sur 3 murs de la salle, et très serrées. Il en ressort une impression accrue d’ensemble et de cohérence, un chœur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La typographie est un élément important des clichés, tout comme l’architecture. Chacun à leur façon exprime ce mélange des genres de la France, entre après-guerre et ère capitaliste. Ainsi les très traditionnelles enseignes de boucheries et boulangeries (dont on sent en les regardant que l’on ne trouvera à l’intérieur rien que du très classique, mais ça ne semble pas si grave) côtoient les enseignes lookées et lustrées des supérettes franchisées et des sandwicheries dont on devine que le petit propriétaire a choisi au plus vite, au plus voyant et au moins cher dans le catalogue du fabricant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait arriver dans cette salle, et passer vite devant les clichés. Je comprends que l’on puisse manquer le rendez-vous. Mais peut-être parce que j’ai moi-même observé cette France, jusqu’à presque en frissonner et être reconnaissante de rejoindre l’urbanité de Bordeaux le dimanche soir après un week-end chez ma grand-mère, peut-être pour cela, j’ai été très émue face à ces clichés. Et malgré le prix prohibitif du catalogue, j’ai une l’impulsion irrésistible de l’acheter et de le mettre dans la partie la plus précieuse de ma bibliothèque. On devrait enterrer ce catalogue dans une de ces boîtes pour la postérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus politiquement, que révèlent ces clichés ? Qu’une étape de l’aménagement des territoires a été loupée, ou plutôt sautée ? On a greffé aux petites villes et aux villages les attributs de la modernité à toute vitesse, sans prendre le temps de la réflexion. Mais est-ci si grave ? Non parce que comme tout, c’est sans doute transitoire. Non aussi parce que, voudrions-nous l’uniformité, même dans la beauté ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depardon témoigne de l’état de cette France-ci, qui malgré ses larges défauts est le cadre de vie de millions de français qui, bon an mal an, y naissent, y aiment et y meurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France de Raymond Depardon&lt;br /&gt;Bibliothèque nationale de France - site François Mitterand&lt;br /&gt;Jusqu'au 9 janvier 2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-2046405886833597126?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/2046405886833597126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=2046405886833597126' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2046405886833597126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2046405886833597126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/11/depardon-photographe-du-territoire.html' title='Depardon, photographe du territoire'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TN8U1jtjZVI/AAAAAAAAAMY/SajW2k79EO8/s72-c/Raymond-Depardon-expose-sa-France-a-la-BNF_reference.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-6680332538143648850</id><published>2010-10-12T14:11:00.000-07:00</published><updated>2010-10-12T14:23:20.294-07:00</updated><title type='text'>Où il est question de Peter Pan, de liftier et de néons</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TLTRWguS4jI/AAAAAAAAAMQ/0JC1zmBifJY/s1600/IMG_8800.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TLTRWguS4jI/AAAAAAAAAMQ/0JC1zmBifJY/s320/IMG_8800.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527272827361878578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ne jouons pas aux devinettes, Peter, eh bien, c’est Peter Pan. &lt;br /&gt;Nous voilà bien avancés. L’exposition collective de l’espace culturel Louis Vuitton propose d’aller plus avant dans l’exploration du personnage, du mythe, et des questions existentielles qui le nimbent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter Pan, écrit par le britannique James Matthew Barrie au tout début du 20ème siècle, est un roman initiatique qui confronte ses personnages à la peur de grandir, de voler, à la mort, mais les ouvre aussi à la liberté de créer, de réaliser et d’oser. En effet, l’imagination naît dans l’enfance pour subsister ou pas à l’âge adulte. L’exposition est ainsi une invitation à parcourir ces thématiques de l’enfance et de la créativité. Comme l’expriment ses commissaires (Joanna Chevalier et Hervé Mikaeloff), « chaque œuvre représente un monde qui nous transporte dans un espace sensoriel », « une matrice de sensations ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi la quinzaine d’œuvres présentées, voici celles qui ont le plus retenu mon attention, et m’ont (re?)plongée dans l’étrange monde de l’enfance, entre rêves et peurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grégoire Bourdeil, d’abord, apporte une référence directe à Peter Pan : il reproduit le Jolly Roger, bannière noire à tête de mort, emblème des pirates (&lt;em&gt;everland&lt;/em&gt;). Dans un photoreportage fictionnel, l’artiste nous plonge dans l’univers d’une sorte de société secrète ayant prêté allégeance à Jolly Roger, à de mystérieuses forces du mal. La bannière est partout, dans un reflet, au creux d’un bâtiment, dans les obscures discussions de men in black. Assez inquiétante, l’omniprésence du symbole de la piraterie amène à s’interroger sur l’impact de la peur. Suffit-il de tourner le dos à ses frayeurs pour les éloigner ou face à l’inexorable  faut-il se jeter à l’eau et se confronter à ses terreurs pour les transformer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Parce que, vois-tu, les enfants savent tant de choses maintenant, que très vite, ils ne croient plus aux fées et, chaque fois qu’un enfant  dit « Je ne crois plus aux fées », il y en a une, quelque part, qui tombe morte ». Telle est la citation qui dans le catalogue accompagne l’œuvre de Marina De Caro (&lt;em&gt;Penser l'utopie&lt;/em&gt;). Je ne vois pas bien le lien avec l’installation de l’artiste mais je l’aime bien, na. Pour en revenir à Marina De Caro, là où l’on représente souvent  l’enfance de façon stéréotypée, avec du rose bonbon, des nounours et de la guimauve, l’artiste disloque les conventions et crée d’énergiques dessins aux murs, de sculptures de papier colorées et d’éléments céramiques. Ni gai ni effrayant, l’univers crée de toutes pièces par l’artiste est le pur fruit des méandres de son imagination, où la seule loi est la liberté. C’est rafraîchissant, très esthétisant, presque décoratif. Parmi le tourbillon de papier au sol, une forme humaine en céramique émaillée dont les jambes semblent se détacher du reste du corps. Une fois de plus, l’enfance dérape et laisse entrevoir les horreurs inhérentes à la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre qui m’aura le plus marquée est une projection en technique 3D de Melonie Foster Hennessy (&lt;em&gt;Qui a le temps de grandir???????&lt;/em&gt;). La tête d’un jeune garçon, Peter Pan, et celle d’une jeune fille, Wendy, dans la pénombre baignée d’une lumière dorée de fin des temps, tournent à tour de rôle, comme les aiguilles d’une horloge tournent inlassablement. D’ailleurs quand l’un ou l’autre des personnages a presque fini sa révolution, le derrière de sa tête apparaît : c’est une horloge… Pendant ce temps sont diffusés dans le noir de la pièce des dialogues du roman, essentiellement entre Peter et Wendy, en profond désaccord sur la nécessité de grandir. Leur répétition est entêtante, de même que les têtes-horloges sont hypnotiques (on pense bien sûr au réveil que le crocodile de l’histoire de Barrie avalé et qui poursuit son rythme implacable). L’œuvre de Melonie Foster Hennessy m’est ainsi apparue comme un poignant et douloureux rappel du temps qui passe et ne reviendra pas, mais aussi de la nécessité de l’accepter. Comme un doigt qui appuie là où cela fait mal.&lt;br /&gt;Et seulement parce que j’aime beaucoup cette citation de l’artiste, tirée du catalogue (mais sans parvenir à la relier à mon propos) : « J’aimerais permettre aux gens de reprendre contact avec quelque chose de bon en eux ». Démago ? Et alors ? Bien-pensant is the new punk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus rapidement, le &lt;em&gt;Scribble&lt;/em&gt; de Michel François, gribouillis à grande échelle, est une œuvre joyeuse amusante, qui n’appelle pas de réflexion métaphysique mais invoque immédiatement dans la pièce les forces du rêve et du rapport physique à l’espace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une salle à la lumière diffuse et bleutée, une vidéo de Nicolas Julliard, &lt;em&gt;L'hydrophile&lt;/em&gt;, déconcerte. Œuvre onirique, il s’agit d’une chose blanche à poils, hydrophile de nature, qui se laisse doucement balloter par les fonds marins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janaina Tschäpe quant à elle ravit par les formes chimériques de sa peinture &lt;em&gt;&lt;em&gt;Araignées, singes et esprits&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin le néon de Laurent Pernot, &lt;em&gt;Vous ne mourrez jamais&lt;/em&gt;. Voilà un artiste qui sait me parler. Pour ce message salvateur, je lui pardonnerai donc tout. Même l’utilisation du néon, médium vu et revu ces dernières années dans la création contemporaine. Permettez-moi d’ailleurs ici une petite digression. Dans un Courrier international de cet été, on retrouvait un intéressant billet de Ben Lewis, réalisateur britannique de son état, intitulé [Du rococo à Damien Hirst] - « So kitsch et si narcissique ». En établissant un érudit parallèle entre la création parallèle et des courants comme le rococo ou le maniérisme, Ben Lewis démontrait de façon très construite que l’art contemporain était… une fin de série. Et de prendre pour exemple certaines formules toutes faites de l’art d’aujourd’hui, parmi lesquelles, je vous le donne en mille, le néon. « A la fin des années 1960, Bruce Nauman inaugura la création de jeux de mots déstabilisants écrits en tubes au néon et depuis lors, chaque artiste que porte le monde s’est doté d’une devise en lettres de néon ». Que dire ? C’est pas faux ! Mais cela fonctionne encore, le Vous ne mourrez jamais de Pernot prend à la gorge, non pas son inventivité plastique mais par le sens du message choisi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l’espace culturel Louis Vuitton, c’était ma toute toute première fois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entrée rue Bassano, il faut ensuite ouvrir une lourde porte de verre pour aboutir dans un élégant hall. Une hôtesse d’accueil non moins élégante nous invite à attendre devant l’ascenseur qu’un liftier (un liftier?!) nous amène à la salle d’exposition. En guise de liftier, c’est une autre charmante hôtesse en tailleur pantalon noir qui apparaît et nous prépare à la petite expérience qui nous attend pour les 15 prochaines secondes. L’ascenseur est en fait une œuvre d’art : Olafur Eliasson a recouvert l’ascenseur d’une épaisse moquette noire qui isole visuellement et auditivement le visiteur pendant son trajet, afin de vider son esprit et sa conscience des parasites du tumulte extérieur. Une sorte de sas de décompression. Bon, dommage, le téléphone portable de l’hôtesse-liftier a sonné pendant le voyage et son écran est resté allumé après qu’elle ait précipitamment raccroché. De plus, 15 secondes pour faire le vide, même en nos temps d’hyper-vitesse, c’est un peu court. Malgré tout, le noir absolu combiné à l’étroitesse de l’ascenseur parviennent à créer une sensation de déconnexion sensorielle plutôt spectaculaire. Je n’aimerais pas faire le travail de cette jeune liftière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de l‘exposition, la médiatrice, avec laquelle je n’ai sinon pas eu l’occasion de discuter, m’invite à prendre un catalogue d’exposition. Les moyens sont ici indéniables. On me demande avant le voyage en sens inverse dans l’ascenseur d’Olafur Eliasson si je souhaite sortir ou visiter la boutique. J’hésite à monnayer cette astuce auprès des touristes qui font la queue côté Champs Elysées, rêvant devant les belles vitrines du maroquinier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, il ne ressort absolument pas de cette exposition une sensation de merveilleux. Imagination, créativité certes, mais point de magie, de Walt Disney. D’ailleurs, pour qui connaît bien le roman de James Barrie, l’histoire de Peter Pan n’est pas si mignonne que cela, et Peter Pan n’est pas un héros. C’est là une réussite, le thème de l’enfance n’est pas galvaudé ou embelli. Et si l’on ne retrouve pas de merveilleux dans « Qui es-tu Peter? », c’est sans doute parce que l’enfance portée au-delà de ses limites temporelles naturelles n’a rien de magique, rien d’enviable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« I’m sorry, Peter, I must grow ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui es-tu Peter ?&lt;br /&gt;Espace culturel Louis Vuitton&lt;br /&gt;60 rue de Bassano, 75 008 paris - Métro Georges V&lt;br /&gt;Du lundi au samedi de 12h à 19h et le dimanche de 11h à 19h&lt;br /&gt;Entrée libre&lt;br /&gt;Jusqu'au 9 janvier 2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-6680332538143648850?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/6680332538143648850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=6680332538143648850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/6680332538143648850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/6680332538143648850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/10/ou-il-est-question-de-peter-pan-de.html' title='Où il est question de Peter Pan, de liftier et de néons'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/TLTRWguS4jI/AAAAAAAAAMQ/0JC1zmBifJY/s72-c/IMG_8800.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-4278378528818826604</id><published>2010-02-28T14:33:00.001-08:00</published><updated>2010-02-28T14:58:49.198-08:00</updated><title type='text'>Ceci n'est pas Edvard Munch</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Compte-rendu tout personnel de l'exposition de la Pinacothèque, qui se positionne dans un axe de lecture nouveau de l'oeuvre d'Edvard Munch, en laissant de côté, une fois n'est pas coutume, sa pièce emblématique- le Cri.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443431613537491938" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 154px; CURSOR: hand; HEIGHT: 227px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4r0NkQIm-I/AAAAAAAAAJg/bA50HeLfDcQ/s320/Bache-Munch-157x227.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est une exposition passionnante que nous offre la Pinacothèque. On y découvre un artiste qui a mené un travail sur la technique artistique novateur et remarquable. Munch aura ainsi expérimenté le « traitement de cheval » (une méthode consistant à faire subir les intempéries à ses œuvres), la lithographie, la gravure sur bois (formidable), la superposition et le grattage successif de strates de peinture, les prémisses du fauvisme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’on fait la connaissance d’un véritable artiste en prise à des émotions et une sensibilité à fleur de peau, là où ses contemporains se limitaient souvent à des représentations sociales ou de la nature. Deux thèmes m’ont particulièrement marquée à savoir la mort et la femme. Subissant les assauts d’une forte angoisse liée à l’inexorabilité de la mort, Munch n’aura de cesse que de peindre avec justesse cette même angoisse dans les yeux hagards de ses personnages, sur le visage d’une fillette malade, dans le mouvement même de son trait. Une gemme se cache selon moi parmi la soixantaine d’œuvres présentées: l’Autoportrait au squelette: on y observe une figure de Munch comme un masque blanc sortant du fond noir, le tout souligné par un os. De l’ensemble ressort toute l’attention que l’artiste devait porter à cette question universelle et existentielle de la mort et de la fatalité, et constitue en quelque sorte l’aboutissement esthétique d’une douleur inconsolable. Ses œuvres recèlent également le thème de la femme, notamment par le biais de la chevelure, pour laquelle Munch avait vraisemblablement une fascination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de ces thèmes, plusieurs toiles, pour mon plus simple et plus pur plaisir d’esthète, m’ont enchantée. Ainsi Hiver, Les baigneurs, Vêtements étendus à Asgardstrand, et surtout Manteau bleu au soleil constituent autant de trésors que leurs propriétaires privés (l’expo se base sur des collections particulières pour sa grande majorité) sont bien chanceux de posséder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant des techniques d’exposition, les explications fournies sont très intéressantes dans leur globalité. Mais il n’y en avait peut-être pas suffisamment, ou alors pas suffisamment en lien avec les œuvres. Notamment quand certaines techniques sont développées, on ne parvient pas toujours à les retrouver dans les œuvres qui suivent. Il y a de façon générale un problème d’ordre dans l’exposition: l’exigüité du lieu a obligé à des artifices de cloisons qui manquent de clarté pour le sens de la visite, et qui empêche les explications murales d’avoir une place suffisante et adaptée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En outre certaines explications souffraient d’une certaine opacité: j’ai pu noter à certains endroits un discours de spécialistes peu abordable pour un public d’amateur, qui est après tout une cible tout à fait naturelle d’un musée. J’en veux pour preuve l’extrait suivant: « Le désordre hématologique qui nappe de rouge jusqu’aux maisons (…) et les germes délétères qui contaminent les figures érotisées d’une sexualité animale relient l’œuvre de Munch au corpus élargi des philosophes et mystiques, aux écrivains et artistes d’un symbolisme teinté de néo-darwinisme ou à un naturalisme embué de pessimisme désabusé ». Ouf. Or il incombe au musée, sans aller jusqu’à la vulgarisation, d’être accessible au plus grand nombre, quitte à offrir plusieurs degrés de lecture. On regrettera aussi dans ces explications trop de détails spatio-temporels qui n’apportent pas grand-chose à la compréhension de l’œuvre de Munch, mais lassent le lecteur (du genre Munch est parti à x, il est revenu 2 mois plus tard, a fait ceci, puis a eu envie de repartir pour x, avant de se décider pour y 6 mois plus tard).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au final, l’impression est excellente, on ressort conquis par la diversité et la profondeur du travail artistique d’Edvard Munch, et il n’est personne pour regretter l’absence du mythique Cri&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="color:#0066cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="color:#0066cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4rwAFS7VvI/AAAAAAAAAJQ/pkdWjzu5oUQ/s1600-h/munch.jpg"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443427126875337314" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 219px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4rwIaIhMmI/AAAAAAAAAJY/N8NWH80NEpQ/s320/munch99.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Pinacothèque de Paris/ 28 place de la Madeleine/ 75 008 Paris/ Métro Madeleine&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'au 18 juillet 2010&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Au fait c'est quoi une pinacothèque au juste? Eh bien c'est un musée exposant des oeuvres picturales, tout simplement (du grec pinax- le tableau)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-4278378528818826604?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/4278378528818826604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=4278378528818826604' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/4278378528818826604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/4278378528818826604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/02/ceci-nest-pas-edvard-munch.html' title='Ceci n&apos;est pas Edvard Munch'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4r0NkQIm-I/AAAAAAAAAJg/bA50HeLfDcQ/s72-c/Bache-Munch-157x227.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-2231932166135736182</id><published>2010-02-28T08:58:00.000-08:00</published><updated>2010-02-28T09:15:30.755-08:00</updated><title type='text'>Deux Maisons de poupée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443340471414718466" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qhUZYugAI/AAAAAAAAAIw/G-eWkdp_IbU/s320/maison-de-poupee(c)marcel-hartmann%40contour-by-getty-images.jpg" /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Le théâtre de la Madeleine a programmé Une Maison de Poupée, d’Henrik Ibsen, avec une jolie tête d’affiche en la gracile personne d’Audrey Tautou. Les avis sur l’actrice sont très partagés, pour ma part je reste sous le charme d’Amélie Poulain et de Hors de prix. C’est donc avec un grand enthousiasme que je me suis rendue au théâtre un jeudi il y a quelques temps. Disons-le d‘emblée, j’ai rapidement déchanté: moi qui ne connaissais pas le théâtre de la Madeleine, je découvre du haut de mon pigeonnier une scène très étroite, qui ne laisse que peu d’espace aux comédiens. Le décor est résolument XIXème (comme ne l‘annonce pas l‘affiche), de même que les costumes des acteurs (Audrey Tautou dans une improbable robe bleue à volants et rubans): en cela un strict respect de la pièce originelle. Le spectacle commence, avec une Nora qui virevolte dans son salon de poupée, et pépie à qui mieux-mieux. Elle parle parfois avec tant d’empressement que la diction en pâtie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Surtout, son jeu est tel qu’il insuffle irrémédiablement -ô drame- un ton comique à la pièce. On ne perçoit pas les dysfonctionnements structurels du foyer, on ne voit que les grosses ficelles du machisme de Thorvald (ricanements garantis). Le public glousse donc, un sourire allant d’une oreille à l’autre. Soit, cela peut se concevoir au début de Maison de Poupée. Mais le grave problème est que malgré tous leurs efforts, les comédiens n’arriveront plus à reprendre la pièce en main et à la ramener dans un registre plus dramatique. Aucun malaise ne s‘installe, aucune sensation de marcher vers un dénouement tragique et irrévocable. Les spectateurs suivent l’intrigue, comme on suivrait un bon téléfilm, avec bonhommie, mais totalement inconscients de tout ce qu’il peut manquer de saveur et de profondeur à la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pièce qui continue cahin-caha son petit bout de chemin, Nora toujours si mignonnette, tout est prétexte à rire pour la salle. La transformation de la poupée n’a pas lieu, un petit vaudeville lui a volé la vedette. On est en prise à un spectacle fait de platitude, d’incrédulité, sans relief ni ressort dramatique. La scène finale, où Nora explique son départ à son mari, est d’un grand ennui: on ne saisit pas le gâchis qui se joue sous nos yeux. Ou plutôt on prend toute la mesure d’un autre gâchis: celui d’un bon texte qui a été dénaturé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique est d’autant plus sévère que la Maison de Poupée de la Madeleine souffre de la comparaison avec la version qui s’est jouée au Théâtre de la Colline quelques semaines plus tôt. Stéphane Braunschweig, nouveau directeur de la Colline, a signé une mise en scène de grande qualité, en faisant le choix d’une scénographie contemporaine et d’un jeu subtil des acteurs, nous menant progressivement d’une légère sensation de malaise vers la triste issue que l’on connaît. Chloé Réjon en Nora est remarquable, de même que les autres personnages, jusqu’aux plus insignifiants (Madame Linde, presque invisible à la Madeleine). D’un côté, à la Madeleine, du burlesque déplacé, de l’autre, à la Colline, une mise en scène dense et poignante. Le premier a voulu éviter l’écueil du sentimentalisme, et a perdu en route une âme que le second a su faire vibrer ( sublime scène de la répétition de la tarentelle).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 136px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443341717990026098" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qic9PcK3I/AAAAAAAAAJA/zUfdoP3gWsY/s320/0_11739500%25201258031141-thumb.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;Il sera certainement intéressant de voir l’interprétation du théâtre des Amandiers de Nanterre, avec Marina Foïs en Nora. A suivre…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 160px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443341567440834642" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qiUMZt0FI/AAAAAAAAAI4/IZHbL82NjWY/s320/maisonpoupee2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 223px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443341862094311314" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qilWElD5I/AAAAAAAAAJI/8e4g5QF6GTM/s320/Une-Maison-De-Poupee_theatre_fiche_spectacle_une.jpg" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-2231932166135736182?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/2231932166135736182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=2231932166135736182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2231932166135736182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2231932166135736182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/02/deux-maisons-de-poupee.html' title='Deux Maisons de poupée'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qhUZYugAI/AAAAAAAAAIw/G-eWkdp_IbU/s72-c/maison-de-poupee(c)marcel-hartmann%40contour-by-getty-images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-2904584663677576537</id><published>2010-02-28T08:04:00.000-08:00</published><updated>2010-02-28T08:10:37.390-08:00</updated><title type='text'>Le marketing date du Moyen Age</title><content type='html'>Le marketing n'est pas une invention récente, la preuve (haha):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qVQLlrqtI/AAAAAAAAAIo/o4Jj_74jMbQ/s1600-h/S73F7386.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 180px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443327204851952338" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qVQLlrqtI/AAAAAAAAAIo/o4Jj_74jMbQ/s320/S73F7386.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qVDDQWCYI/AAAAAAAAAIg/Dgk-nimTnn4/s1600-h/S73F7384.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 180px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443326979276671362" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qVDDQWCYI/AAAAAAAAAIg/Dgk-nimTnn4/s320/S73F7384.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qU5dEDRwI/AAAAAAAAAIY/LW6BuPvNwjE/s1600-h/S73F7383.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 180px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443326814405740290" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qU5dEDRwI/AAAAAAAAAIY/LW6BuPvNwjE/s320/S73F7383.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qUvsAxhlI/AAAAAAAAAIQ/O5OEkVmAGlM/s1600-h/S73F7382.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 180px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443326646619833938" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qUvsAxhlI/AAAAAAAAAIQ/O5OEkVmAGlM/s320/S73F7382.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qUh2q6CYI/AAAAAAAAAII/coi7LQ29Yyg/s1600-h/S73F7378.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 180px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443326408962738562" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qUh2q6CYI/AAAAAAAAAII/coi7LQ29Yyg/s320/S73F7378.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qUYABsBpI/AAAAAAAAAIA/V5C0b621PA0/s1600-h/S73F7370.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 180px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443326239675516562" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qUYABsBpI/AAAAAAAAAIA/V5C0b621PA0/s320/S73F7370.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Château d'Amboise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-2904584663677576537?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/2904584663677576537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=2904584663677576537' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2904584663677576537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2904584663677576537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/02/le-marketing-date-du-moyen-age.html' title='Le marketing date du Moyen Age'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S4qVQLlrqtI/AAAAAAAAAIo/o4Jj_74jMbQ/s72-c/S73F7386.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-347232842835941538</id><published>2010-02-01T14:19:00.000-08:00</published><updated>2010-02-01T15:37:05.950-08:00</updated><title type='text'>Vivre sur un plan incliné</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433404239748393266" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 180px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dUXl9N6TI/AAAAAAAAAHA/J_jx8W4_XWE/s320/Cit%C3%A9+archi+4.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Claude Parent en un mot, en un geste architectural, c’est l’oblique. D’emblée, première difficulté pour l’amateur à la Cité de l‘Architecture et du Patrimoine: le jargon et la théorisation. Pour qui l’architecture serait une science appliquée n’ayant d’existence que dans la matière et la concrétisation, faites demi tour. On commence par lire une série de textes remarquables mais ardus par passages, et l’on comprend que la théorie architecturale a une grande importance en amont de la réalisation. Il faut alors s’adapter au langage et au raisonnement architecturaux pour se sentir confortable dans l’exposition. On y passe le temps qu’il faut, tandis que les étudiants en architecture papillonnent autour de vous et font les malins en commentant qui, une bavure, qui un trait un peu épais sur un plan (on retrouve le même genre de comportement un peu ostentatoire et assuré dans les expos des Arts décos, on ne sait si c‘est agaçant ou amusant, un peu des deux sans doute).&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dUGudIuFI/AAAAAAAAAG4/VMOjmRFZKpk/s1600-h/Cit%C3%A9+archi+6.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433403949971978322" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 180px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dUGudIuFI/AAAAAAAAAG4/VMOjmRFZKpk/s320/Cit%C3%A9+archi+6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour reprendre sur l’oblique, Claude Parent est le premier à songer à utiliser le plan incliné en architecture, et plus spécialement en habitat. Il rompait par là avec le fonctionnalisme orthogonal de l’époque-les années 60- représenté par Le Corbusier. Basculement et dynamique, continuité et transition, pour faire autre chose que du vertical et de la rupture. Echapper à la rationalité de l’espace moderne. On lui reprochait alors de vouloir faire parler de lui, comme on reprocherait à un enfant de faire son intéressant. Mais insolence et utopie sont des adjectifs qui conviennent profondément à l’architecte de 86 ans, qui a fermé son agence mais dessine jusqu’à aujourd’hui de fameuses constructions évoquant une « urbanité atmosphérique ». On distingue dans ses dessins des habitats inclinés susceptibles d’accueillir la population dans des appartements disposés en gradins, des mégastructures gravissables, un univers saisissant. Les turbosites, l’inclisite, les ondes, les spirales et les grandes oreilles forment son abécédaire, inédit. Et pourtant, avec du recul, il n’y a pas de « style Parent » à proprement parler. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dVQmKmr-I/AAAAAAAAAHY/5QTeEvDnTus/s1600-h/Cit%C3%A9+archi+7.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433405219057086434" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 180px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dVQmKmr-I/AAAAAAAAAHY/5QTeEvDnTus/s320/Cit%C3%A9+archi+7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et c’est sans doute ce qui fait la seconde et plus importante difficulté de l’exposition: le visiteur néophyte arpente les volets (scénographie en écaille de Jean Nouvel), jetant des coups d’œil perdus aux maquettes et aux plans divers, s’attardant sur une courte vidéo de temps en temps, lisant goulûment les cartels quand il y en a. L’exposition requiert un minimum de connaissances en architecture, et surtout d’être familier à l’aridité apparente des plans et maquettes. Ce n’est pas une exposition de vulgarisation que nous avons là, mais une monographie érudite et exigeante. Pour les béotiens il faudra fournir un effort intellectuel supplémentaire, pour lire la théorie architecturale comme pour imaginer la rupture du travail de Claude Parent. C’est sans doute déroutant au départ mais très gratifiant à la sortie de l’exposition, qui finit d’ailleurs plus facilement qu’elle ne débute, par une interview de Claude Parent et des commentaires d’architectes et critiques.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433419300022216194" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 273px; CURSOR: hand; HEIGHT: 171px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2diEN2TZgI/AAAAAAAAAH4/Dcp7K9Dlilc/s320/VillaDruschClaudeParent.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ma réalisation préférée de Claude Parent architecte (et non dessinateur), c’est la Maison Drusch. Le basculement d’un parallépipède évidé posé sur l’une de ses arêtes, qui introduit une oblique modifiant la perception et l’usage des espaces. Voilà un espace dynamique, qui comble mes attentes esthétiques intuitives.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dU3bW6OBI/AAAAAAAAAHQ/D9AHdpWMnf8/s1600-h/Cit%C3%A9+archi+8.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433404786659178514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 180px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dU3bW6OBI/AAAAAAAAAHQ/D9AHdpWMnf8/s320/Cit%C3%A9+archi+8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Claude Parent n’aura pas fait partie des mandarins de l’architecture, preuve en est l’absence de commandes publiques avant les années 70 et les centrales nucléaires. Peu importe car il aura tracé son chemin, et creusé une ouverture. Saisir l‘étendue de son travail a exigé de moi un effort, mais je pense maintenant avoir compris l’essentiel: une œuvre expérimentale. Laissons le dernier mot à notre Ministre Frédéric Mitterrand: Claude Parent cherche à « favoriser les inclinations réciproques entre les hommes », au fond.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dVgbn8xcI/AAAAAAAAAHg/40qg6w-PMHc/s1600-h/Cit%C3%A9+archi+1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433405491105285570" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 168px; CURSOR: hand; HEIGHT: 298px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dVgbn8xcI/AAAAAAAAAHg/40qg6w-PMHc/s320/Cit%C3%A9+archi+1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Petit plus: le Café Carlus, pour se restaurer légèrement, avant ou après une petite expo. Petites salades et petits sandwichs en mode cafétéria, sains et originaux, un peu cher tout de même (8 € en moyenne). Et les desserts alléchants, mention spéciale testé et approuvé au crumble fruits exotiques-chocolat. On s’assoit dans les belles chaises design, en se débrouillant pour avoir une table avec vue sur la Tour Eiffel. On observe les étudiants et leurs chiffres qui courent sur les pages blanches, on sourit, et on déguste!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433406427811363794" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 180px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dWW9IFO9I/AAAAAAAAAHw/7zpQCzZfpgY/s320/Cit%C3%A9+archi+2.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="left"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5433405748229644530" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 106px; CURSOR: hand; HEIGHT: 214px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dVvZfLIPI/AAAAAAAAAHo/Ki8W1aGZtZk/s320/Cit%C3%A9+archi+3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;Cité de l’architecture et du patrimoine&lt;br /&gt;1 place du Trocadéro et du 11 Novembre, Paris 16ème&lt;br /&gt;Lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche : 11h à 19h. Jeudi : 11h à 21h. Fermeture hebdomadaire le mardi.&lt;br /&gt;Exposition « Claude Parent, l’œuvre construite, l’œuvre graphique », jusqu’au 02 Mai 2010&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-347232842835941538?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/347232842835941538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=347232842835941538' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/347232842835941538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/347232842835941538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/02/vivre-sur-un-plan-incline.html' title='Vivre sur un plan incliné'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S2dUXl9N6TI/AAAAAAAAAHA/J_jx8W4_XWE/s72-c/Cit%C3%A9+archi+4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-5669560419590770936</id><published>2010-01-27T03:41:00.001-08:00</published><updated>2010-01-27T03:42:31.828-08:00</updated><title type='text'>La phrase prout-prout de la semaine</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;"C'est très post-moderne"&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-5669560419590770936?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/5669560419590770936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=5669560419590770936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5669560419590770936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5669560419590770936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/01/la-phrase-prout-prout-du-jour.html' title='La phrase prout-prout de la semaine'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-1993888593091980001</id><published>2010-01-27T03:11:00.000-08:00</published><updated>2010-01-27T03:13:37.291-08:00</updated><title type='text'>La messe est (si bien) dite</title><content type='html'>Pourquoi s'échiner à extraire la substantifique moëlle de la monographie Soulages au centre Pompidou quand &lt;a href="http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2010/01/16/un-soulages-a-la-fois-svp/"&gt;IL&lt;/a&gt; l'a si bien fait?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-1993888593091980001?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/1993888593091980001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=1993888593091980001' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/1993888593091980001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/1993888593091980001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/01/la-messe-est-si-bien-dite.html' title='La messe est (si bien) dite'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-5235508343760047890</id><published>2010-01-27T02:43:00.000-08:00</published><updated>2010-01-27T02:47:57.821-08:00</updated><title type='text'>Melody</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;A word is dead&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;When it is said,&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Some say.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;I say it just&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Begins to live&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;That day.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emily Dickenson&lt;br /&gt;1924&lt;br /&gt;Complete poems, LXXXIX&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-5235508343760047890?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/5235508343760047890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=5235508343760047890' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5235508343760047890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/5235508343760047890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/01/melody.html' title='Melody'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-2940298375780903814</id><published>2010-01-18T13:57:00.001-08:00</published><updated>2010-01-18T14:01:50.523-08:00</updated><title type='text'>Yann Tiersen goes apples... no, nuts!</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=5ZWC0kk77GI"&gt;www.youtube.com/watch?v=5ZWC0kk77GI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(via &lt;a href="http://www.whytraveltofrance.com/"&gt;www.whytraveltofrance.com&lt;/a&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-2940298375780903814?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/2940298375780903814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=2940298375780903814' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2940298375780903814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/2940298375780903814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/01/www.html' title='Yann Tiersen goes apples... no, nuts!'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-3203038896899007863</id><published>2010-01-17T13:48:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T14:48:42.591-08:00</updated><title type='text'>Quand les Playmobil s'exposent</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1OSNIcSmNI/AAAAAAAAAGg/v9qwWtmgoMM/s1600-h/S73F7103.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 180px; FLOAT: right; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427842730213677266" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1OSNIcSmNI/AAAAAAAAAGg/v9qwWtmgoMM/s320/S73F7103.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous sommes pendant les vacances de Noël, l’exposition Playmobil, au Musée des Arts décoratifs, draine beaucoup, beaucoup de monde. Les enfants l’adorent, les ex-enfants sont très nostalgiques (surtout quand les précieuses figurines sont passées aux mains peu soigneuses de la descendance). Après une heure d’attente, on prend l’ascenseur pour le deuxième étage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont plusieurs immenses figurines qui accueillent le visiteur (contre 7,5cm pour un personnage à taille normale). Le chef indien attend la photo souvenir. Un plaisantin remarque que c’est la première fois qu’un Playmobil est plus grand que lui. Ça n’est pas faux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Première salle, les deux premières vitrines. Le monde du cirque, d’abord, est, il faut bien l’avouer, un beau foutoir. Certains personnages sont mis en scène, mais la plupart sont simplement accumulés, presque au touche à touche. Les figurines s’entassent donc de façon très désagréable. Mais le visiteur oblitère le bazar de bonne grâce et se concentre sur la magie des jouets. Des oh et des ah fusent, chacun s’attache à noter joyeusement les détails de l’arche de Noé, des roulottes, du chapiteau. Puis vient la vitrine du château fort et des dragons- gros succès- jouxtant l’île au trésor et les bateaux pirate. Dans un coin, un dragon taille réelle (on imagine) jouxte tranquillement un chevalier à l’allure débonnaire. A ce propos, l’on apprend que le petit sourire en coin et les yeux ronds des Playmobil ont été spécialement pensés pour être le plus neutres possibles (tout en restant rassurants) afin de laisser la pleine imagination des enfants se déchaîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans chaque vitrine, une grande figurine surplombe les scènes de Playmobil, et tournent sur elles-mêmes. Le clown et la dame de la Belle Epoque croisent ainsi le regard de chacun.&lt;br /&gt;Quelques salles s’enchaînent sur le même modèle dépouillé, des murs bleu outremer, deux vitrines avec chacune un personnage à grande échelle et les petits Playmobil à foison. Au-delà de ça, presque rien. Quelques mini vitrines font un focus sur un sujet ou un autre, mais, vu l’affluence, sont difficiles d’accès. La scénographie est presque inexistante, les informations réduites au minimum. Quelques panneaux ont été prévus mais le public enfantin les ont déjà mis dans un sale état. Dans une plus petite salle, très sombre (on se demande bien pourquoi), au point de rendre la lecture difficile, on en apprend plus sur le papa des Playmobil. C’est au début des années 70 que Hans Beck, chef de la création du fabricant de jouets Geobra-Brandstätter (Bavière), met au point de petits personnages articulés en plastique très résistant, facile à fabriquer en série. C’est une alternative aux figurines précédentes, dont l’inconvénient était d’être figées dans une attitude. D’abord adultes et masculins (les trois premiers sont l‘ouvrier, l‘indien et le chevalier), l’univers s’étend peu à peu aux femmes et aux enfants. Après les jambes et les bras, ce sont les mains qui se mettent à bouger. Les thèmes se multiplient, les accessoires se raffinent. Le succès est mondial, 2,2 milliards de figurines ont été écoulées à nos jours (l‘exposition insiste bien sur le chiffre, mais en même temps il est difficile de vraiment prendre conscience de l‘énormité présumée de la chose). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1OSbA2ei5I/AAAAAAAAAGo/6bNCdoUDvJQ/s1600-h/S73F7115.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 180px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427842968694197138" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1OSbA2ei5I/AAAAAAAAAGo/6bNCdoUDvJQ/s320/S73F7115.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans la même salle, on a voulu inscrire le sacro-saint outil interactif et casques reliés à des ordinateurs permettent de visualiser de petits clips promotionnels d’il y a vingt ou trente ans. Où l’on apprend tout de même que le slogan si entêtant - « Playmobil, en avant les histoires »- n’est pas universel et que le chaland a pu se voir promettre un « meilleur ami » par exemple. On glane de petites anecdotes pas inintéressantes, c‘est vrai. Mais l’impression reste que l’exposition est bien creuse. Le musée n’est certes plus réservé aux beaux-arts, toute l’étendue de la culture ou même de la vie humaine y trouve aujourd’hui une porte d’entrée. Les Playmobil n’ont pas une grande histoire derrière eux (mais après tout l’Ipod n‘est-il pas rentré au musée outre atlantique?). Il n’y a donc pas pléthore à dire à leur sujet. L’expo rajoute alors -peu visibles- des témoignages d’anciens ou actuels possesseurs de Playmobil. Mais cela ne suffit bien sûr pas. On reste sur sa faim. Et là où le manque de fond peut se justifier par la nature de l’objet exposé, le manque de soin apporté à la forme est une faute. Oui, les grandes figurines surprennent et sont sympathiques. Mais au-delà de cela, là où la mise en scène des personnages aurait pu être grandiose, elle est plate et insipide. Pire même, la vitrine du cirque ne ressemble à rien. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, l’expo prend fin, abruptement. Le visiteur s’est lui-même crée son exposition. On a mis à sa disposition des figurines, à lui de faire appel à ses propres capacités d’imagination et d’émerveillement. Il a fait tout le travail. Certes, c’est bien le principe des Playmobil que de puiser en soi le matériau pour mille et une histoires. Mais chez soi, pas dans une exposition. L’exposition est plutôt destinée aux enfants? Cela ne dispense pas d’un vrai contenu. L’exposition a été conçue comme une petite exposition annexe? Quand bien même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;C’est tout?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça n’est définitivement pas assez.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les arts décoratifs&lt;br /&gt;107 rue de Rivoli, 75001 Paris&lt;br /&gt;Métro Palais Royal, Tuileries, Pyramides&lt;br /&gt;Réservation: fnac.com&lt;br /&gt;Du mardi au vendredi de 11h à 18h&lt;br /&gt;Le samedi et le dimanche de 10h à 18h&lt;br /&gt;Nocturne: jeudi de 18 à 21h&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-3203038896899007863?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/3203038896899007863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=3203038896899007863' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/3203038896899007863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/3203038896899007863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/01/quand-les-playmobil-sexposent.html' title='Quand les Playmobil s&apos;exposent'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1OSNIcSmNI/AAAAAAAAAGg/v9qwWtmgoMM/s72-c/S73F7103.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-381724759838744255</id><published>2010-01-16T05:27:00.001-08:00</published><updated>2010-01-17T14:47:23.674-08:00</updated><title type='text'>Voler à la vie le secret de ses incessants recommencements</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1I1cWmLPjI/AAAAAAAAAGY/HcJUOhFpjdA/s1600-h/affiche+isadora+duncan.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 255px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427459262153178674" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1I1cWmLPjI/AAAAAAAAAGY/HcJUOhFpjdA/s320/affiche+isadora+duncan.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le graphiste choisi par le Musée Bourdelle (Loran Stosskopf) a bien fait son travail, l’affiche de l’exposition « Isadora Duncan, une sculpture vivante » a attiré mon attention, suscité mon intérêt et au bout de quelques jours déclenché ma visite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exposition prend le prétexte de la rencontre entre le sculpteur Antoine Bourdelle et la danseuse en 1903. Isadora Duncan, d’origine américaine, commence alors à se produire sur les scènes parisiennes, après avoir débuté dans les salons de la Belle Epoque, auxquels- charmante habitude- étaient conviés hommes de lettres et artistes. Son parti pris est la liberté de la danse, des mouvements souples et naturels; son unité, l’ondulation. La jeune femme danse depuis qu’elle est enfant, et elle dit réveiller la danse qui était en elle. Elle s’affranchit des codes du ballet, croit dans l’empathie entre la nature et la musique. Formellement, Isadora Duncan s’est appuyée sur la danse grecque, du moins ce que les auteurs anciens -qu’elle étudie en autodidacte- le Louvre, le British Museum et les vases grecs lui en révèlent. La danse grecque était libre, Isadora étudie les poses des figures des vases et les reproduit en ajoutant du mouvement. Elle se vêt à l‘antique, porte de vaporeuses tuniques blanches. Un léger air de Kirsten Dunst.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Isadora se défend d’une imitation servile de la danse grecque et tient ces propos: « Dans mon art je n’ai pas du tout copié, comme on le croit, des figures des vases grecs, des frises ou des peintures. J’ai appris d’eux à regarder la nature et lorsque certains de mes mouvements rappellent des gestes aperçus sur des œuvres d’art, c’est uniquement parce qu’ils sont puisés comme eux, à la grande source naturelle ». C’est bien la grande source naturelle qu’Isadora danse, et d’ailleurs en prenant le temps de se pencher sur les vitrines contenant des archives de journaux, on lit une fine étude d’Eugène Carrière: « En nous racontant si bien sa belle nature, elle évoque la nôtre: comme devant les œuvres grecques revivant un instant pour nous, nous sommes jeunes avec elle, un nouvel espoir triomphe en nous; et lorsqu’elle exprime son consentement aux choses inévitables, nous nous résignons avec elle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis elle part en tournée. En 1906, le magazine Femina relate une anecdote symptomatique du succès d’Isadora Duncan. Un soir elle se retrouve abandonnée par son impresario et ses musiciens. Indécise, elle n‘ose affronter le public qui s‘échauffe et siffle. Se décidant enfin à affronter le courroux des spectateurs, elle monte sur scène et… triomphe en dansant sans accompagnement. « Le génie de cette incantatrice de la ligne harmonieuse et souple avait suffi aux spectateurs avides de beauté ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première à danser sur Gluck, Beethoven, Chopin, Wagner, c’est une femme moderne qui conquiert le monde. Isadora Duncan est une star. En 1909, elle revient de tournée à Paris, où elle donne des représentations. Antoine Bourdelle y assiste et n’a alors de cesse que de dessiner sa danse, de percer le secret de son mouvement. En résulteront d’innombrables dessins du sculpteur, que l’exposition met intelligemment en scène, sur un long mur (nous sommes dans l’aile conçue par Christian de Portzamparc) les uns à la suite des autres comme pour retracer les enchaînements d’Isadora. D’autres artistes ont été inspirés par la danseuse, produisant de nombreuses œuvres, parmi lesquelles les remarquables dessins de Jules Grandjouan, Abraham Walkowitz, André Dunoyer de Segonzac, José Clara. La Folle danseuse ou la Vierge Folle de Rik Wouters, beau bronze monumental, renforce le lien voulu par l’exposition entre la danse et la sculpture.&lt;br /&gt;Mais avant de découvrir ces œuvres, le spectateur découvre un petit espace dédié à des artefacts grecs, comme pour se mettre à la place d’Isadora quand elle en a scruté les figures. Un coup d’œil au bas-relief « Las danseuses de Borghèse » illustre parfaitement le propos. Une autre pièce (finale, sans doute) permet, comme dans tout propos scientifique qui se respecte, de se détacher d’Isadora pour ouvrir la perspective. La salle est dédiée aux danseuses contemporaines de Duncan. On y découvre ainsi de sublimes photographies de Loïe Fuller et de Ruth Saint-Denis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste encore à mentionner les quelques minutes de beauté absolue de l’extrait du film de 1971 « Danser, c’est vivre », où Odile et Valérie Pyros dansent une chorégraphie d’Isadora Duncan, transmise par sa fille adoptive Lisa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est un talentueux commissariat d’exposition que nous avons ici. La pertinence des étapes de l’exposition, le choix des pièces, leur mise en espace, tout est très bien conçu. Une exposition didactique sans en avoir l’air, dans laquelle on évolue avec bonheur, aux côtés d’Isadora Duncan et de ses contemporains. On repart en regrettant de n’être plus à une époque où l’on accueillait les artistes émergents dans son salon, où l’on pouvait déjà avoir l’audace de déambuler dans la rue avec une toge. On repart avec deux images en tête, celle d’Isadora Duncan dansant sous le portique du Parthénon et celle d’Isadora sur la plage à Venise, un souffle de rêve.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exposition Isadora Duncan est réussie, c’est un fait. Il n’en faut pas oublier son écrin, le Musée, et son prétexte, Antoine Bourdelle. Y aller par une matinée d’hiver. Arriver à pied, aborder un bâtiment de briques rouges, et découvrir avec émerveillement le jardin sur rues recouvert de neige, deviner ses arcades. Etre pressée d‘aller plus avant. Envoyer une petite supplique vers le ciel couleur craie pour qu’il n’y ait pas beaucoup de monde à l’intérieur. Pousser la porte de verre (noter au passage le beau travail de ferronnerie moderne de la poignée). Etre soulagée: a priori peu de visiteurs. Pouvoir commencer sa visite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d’abord le lieu en tant que musée Bourdelle, le musée dédié au sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929). Homme du Sud-Ouest (originaire de Montauban, Beaux-arts de Toulouse), c’est en 1885 qu’il s’installe à Paris dans les ateliers du sculpteur Falguière, dans le quartier Montparnasse. Il devient le praticien de Rodin et collabore avec lui pendant de longues années, avant de laisser exprimer son propre style.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant du hall d’accueil, on retombe sur le fameux jardin sur rue, qui accueille plusieurs statues monumentales, emblématiques de l‘œuvre de Bourdelle. La force des lignes, l’inspiration mythologique des figures sont évidentes et dominent l’espace de toute leur majesté. Une arrière-cour répond à cet espace, on aimerait se promener parmi les statues de plusieurs mètres de haut et la végétation, mais aujourd’hui c’est fermé au public. On se rabat sur l’atelier de Bourdelle, désert. Etre seule dans son atelier, se gorger de la lumière qui filtre des hautes fenêtres en verre, des boiseries, du vieux parquet massif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis visiter l’appartement en mouchoir de poche de Bourdelle, où a été recrée son espace personnel avec une intéressante collection d’objets hétéroclites (un masque de no, lécythes à figures noires, terre cuite béotienne gréco-romaine) mal mis en valeur dans une vitrine quelconque, des tableaux et meubles du maître, son (petit) lit… L’atmosphère existe, le temps a été figé. Songer que, peut-être, Alberto Giacometti est passé par là, élève prometteur de Bourdelle. Frémir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emprunter le grand escalier de bois pour parvenir au toit en terrasse et découvrir (absolument seule une fois encore) d’autres très belles sculptures de Bourdelle. On y trouve une série de bustes-portraits, dont un buste de Beethoven surprenant, les traits déformés, et une paysanne argentine, intitulée Alvear (qui servira pour un monument à Buenos Aires). On découvre enfin les remarquables bas-reliefs réalisés pour la façade du Théâtre des Champs Elysées, Muses accourant vers Apollon et La méditation d’Apollon. Puis avant de partir on visite le grand hall, où vivent de gigantesques plâtres, au pied desquelles sont éparpillées de petites grappes d’étudiants en art qui s’appliquent à reproduire les œuvres par le dessin. Ils brandissent tous des aiguilles à tricoter, qu’ils agitent devant leur figure en fermant un œil, selon un cocasse ballet, afin de connaître les proportions des sculptures. Le musée se fait salle d’étude, on s’y sent bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;On apprend et on respire au Musée Bourdelle. On déambule, on sent, on se pose. On est chez soi, on est bien, on est admiratif. Un musée qui vit et dans lequel on peut vivre.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Musée Bourdelle&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;18 rue Antoine Bourdelle&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;75015 Paris&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Métro Montparnasse Bienvenüe- Falguière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;du mardi au samedi de 10h à 18h&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8952418417692819296-381724759838744255?l=cadavreexquisculturel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/feeds/381724759838744255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8952418417692819296&amp;postID=381724759838744255' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/381724759838744255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8952418417692819296/posts/default/381724759838744255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cadavreexquisculturel.blogspot.com/2010/01/voler-la-vie-le-secret-de-ses.html' title='Voler à la vie le secret de ses incessants recommencements'/><author><name>Lucie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://3.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S7o9Kvi0ZfI/AAAAAAAAALo/_m_vntE2izg/S220/moi.jpg.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zy48QYvn4w8/S1I1cWmLPjI/AAAAAAAAAGY/HcJUOhFpjdA/s72-c/affiche+isadora+duncan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8952418417692819296.post-7211064057427684073</id><published>2010-01-16T03:56:00.000-08:00</published><updated>2010-01-16T04:01:46.081-08:00</updated><title type='text'>Faux départ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Maintenant, plus de ronds de jambe, on se lance!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Objectifs du blog:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; 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