C'est une affiche rosée, à mi-chemin entre la couleur fantasmée de la peau que dessinent les enfants et le papier de boucherie, une affiche qui offre à l’œil attentif une petite surprise : la fente d’un fessier vers le bas de la composition… Le titre mêle habilement le français et l’écriture arabe et fait la promesse d'une exposition centrée sur la représentation du corps par les artistes arabes. D'ailleurs le directeur de l'Institut du monde arabe, Philippe Cardinal, dit que l'équipe à l'origine de l'exposition a pris garde à ne rien s'interdire.
Se sont-ils donc vraiment tout permis en abordant le nu à travers l'art moderne et contemporain arabe?
L’exposition se développe sur deux niveaux : le premier est
chronologique et expose (principalement) les travaux d’une génération de peintres qui
entreprennent notamment le fameux « Grand tour ». L'accrochage met en exergue les liens privilégiés des artistes orientaux avec l’Occident. La découverte n'est pas dépourvue d'intérêt mais un supplément d'âme fait défaut à l'ensemble, beaucoup d’œuvres étant académiques. Les corps repliés de Gibran Khalil Gibran et la L’œuvre dénommée Les parisiennes, de Majida Khattari (de 2008/2009), outre qu'elle est un questionnement de l'ornement et du port du voile, est un hommage à la pratique de la photographie dans le monde arabe, vivace dès son invention dans les années 1840.
C'est le second niveau, consacré à la création contemporaine, mais sans souci plus précis de chronologie, qui a véritablement emporté mon adhésion. Il n'est plus question du corps silencieux du modèle, comme "absenté de l’œuvre à laquelle il s’est
prêté", c'est le corps du sportif, du danseur
dont l’ostentation témoigne d’une opiniâtre volonté d’être là, la souffrance du corps, l'érotisme du corps, etc.
De nombreux artistes se côtoient dans cette exposition, mais pour ne citer qu'eux :
Zoulikha Bouabdellah et sa vidéo intitulée Dansons (2003), d'actualité en cette période électorale, puisqu'elle montre, dans un cadrage très serré, un bassin féminin recouvert des voiles à breloques typiques de la danse du ventre, onduler au rythme de la Marseillaise. La grande simplicité du principe s'efface devant l'effet hypnotique produit, et l'espace ouvert à la réflexion, à une forme de contemplation citoyenne.
Une autre œuvre vidéographique, Ping Pong, (2009), de Adel Abidin, d'un lyrisme étudié, aborde d'autres thématiques : l'instrumentalisation du corps de la femme, l'indifférence face à la souffrance de l'autre, les consciences brisées...
Un extrait est visible ici.
La faute à une mauvaise appréhension du temps nécessaire à cette exposition plutôt dense, les dernières salles ont été visitées au pas de course.
Nous en retenons tout de même les deux tableaux de Huguette Caland, à qui l'on doit l'impact de l'affiche de l'exposition. Ses "autoportraits", presque-monochromes mutins, font partie d'une série qui m'évoque les structures cellulaires des lames étudiées au microscope au fort grossissement en classe de biologie. Depuis les années 70, l'expression plastique d'Huguette Caland a pris de nombreux chemins de traverse, constituant une passionnante oeuvre éclectique. Pour la petite anecdote, l'exposition précise que l'artiste n'est autre que la fille unique de Béchar el-Khouty, le premier Président de la République libanaise !
Presque en fin de parcours, une photographie de Touhami Ennadre, Dos de lumière (1981), oscille entre le plus pur des réalismes, par la précision des sillons de peau de chairs qui s'affaissent, et l'abstraction, parce que la grande vieillesse est difficilement concevable.
Retenons en guise de conclusion cette synthèse de Pascal Amel, directeur de la rédaction chez Art absolument : « [Cette exposition] met non seulement un terme au soi-disant interdit de la Figure dans l’art des civilisations arabes mais montre que le corps est omniprésent dans celles-ci. […] A contrario des clichés de la burqa ou autres enfermements idéologiques, qui sont le fait d’une minorité non représentative des mondes arabes, la prédominance du regard est constitutive du mode de vie de l’Orient. »
Jusqu'au 15 juillet 2012
Commissariat : Hoda Makram-Ebeid et Philippe Cardinal
Institut du monde arabe
mercredi 9 mai 2012
jeudi 3 mai 2012
Un peu de terre sur la peau
« Depuis la réalisation de bagues sigillaires en faïence dans l’Égypte ancienne, ou d’ersatz en terre cuite dorée imitant l’or dans la Grèce et la Rome antique, la céramique a été abandonnée et oubliée pendant des siècles dans le domaine du bijou. C’est en 1773, en Angleterre, que son emploi resurgit lorsque Joshiah Wedgwood inventa une pâte de grès fin constituée de différentes strates colorées qui imitait parfaitement le jaspe, pour des bijoux aux motifs néoclassiques ou des sujets romantiques en camées. Dans l’époque contemporaine, c’est au créateur hollandais Peter Hoogeboom que l’on doit d’avoir réconcilié de la façon la plus novatrice le grès ou la porcelaine avec le bijou, à partir de 1994. A cette réapparition remarquée, fait suite l’excellente initiative de l’European Keramiek Work Centre (EKWC), situé à ‘s-Hertogenbosch aux Pays-Bas, qui a proposé à de nombreux orfèvres contemporains des résidences de trois mois, leur permettant de travailler toutes les possibilités de mise en forme de la céramique dans le domaine du bijou. » (source : Musée des arts décoratifs)
Cette introduction dédiée au bijou céramique contemporain est une contextualisation utile avant la visite de l’exposition consacrée au sujet par le Musée des arts décoratifs (Paris). Cette exposition se tient actuellement au 6ème étage du Musée, dans la galerie d’actualité. L’espace est donc de taille relativement restreinte, mais sans doute à l’échelle de son objet d’étude actuel : le bijou.
Et pourtant, plusieurs pièces ne sont pas de taille traditionnelle, et dépassent les petites limites de leur nature. Notamment, deux œuvres en début de parcours, qui ne sont d’ailleurs pas des bijoux au sens strict du terme, mais au contraire des œuvres plastiques non utilitaires.
Ainsi l’installation de la française Marie Pendariès. Assiettes béantes, tasses sans fond constituent autant de bracelets et colliers de porcelaine. Amoncelés au ras-du-sol, ils n’ont pas bonne mine. Il faut porter attention à la photographie qui accompagne la petite accumulation. On y voit une jeune femme, en noir et blanc, alanguie dans une pose maniériste telle une Dame aux Camélias des temps modernes. Les massifs bijoux de porcelaine lui font une parure qui recouvrent une grande partie de ses avant-bras, bras et cou. En fait de parure, le cliché s’intitule La dot. L’imagerie moyenâgeuse est ainsi à nouveau convoquée. Bardée de toutes ses possessions de porcelaine précieuse, la jeune fille s’assure-t-elle ainsi un « bon » mariage? L’ensemble, porté, évoque par ses renflements, ses plis et ses articulations, une véritable armure. La dot de porcelaine, véritable armure contre le célibat? Ou une dérisoire armure de porcelaine blanche, qui ne fait pas le poids face aux obligations maritales?
Autre format « extraordinaire » s’agissant de bijou : Breakfast at Tiffany’s, de Natalie Luder (Suisse). Une ménagère taille XXL est ouverte. Rien ne manque : la sobriété de la boîte, la couleur crème de l‘étoffe intérieure, les deux petits rubans reliant le fond et le couvercle.
A l’intérieur, des assiettes rangées en cercle. 9 sont de porcelaine, blanches, une autre est dorée. L’observateur distrait peut alors ne pas remarquer ce qui fait tout l’intérêt de cette pièce : les assiettes blanches s’articulent autour de la dorée, de façon à ce que leur taille décroisse au fur et à mesure de leur éloignement de la « reine ». Telle un collier de perles en « chute », les assiettes vont par paires : les deux les plus proches de la dorée sont de même taille, les deux suivantes sont similaires entre elles mais un peu moins larges que les premières, etc, jusqu‘à la perle centrale du bas, la plus grosse.
Ainsi, outre la ménagère que l’on peut prendre pour un écrin, la référence au monde du bijou est achevée. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, bien au contraire : cet agencement a également été conçu pour être un jeu, essentiellement pour l’hôte ou hôtesse propriétaire de la ménagère. C’est ainsi qu’il ou elle s’attribue d’office l’assiette dorée, et lors d’un dîner du meilleur genre, place ses convives autour de lui de façon « décroissante » comme expliqué ci-dessus… selon le critère de son choix ! Proximité affective? Intérêt de la conversation? Age? Voilà qu’avec quelques simples assiettes on peut rompre la monotonie des repas et observer les résultats de son placement atypique. Ce dispositif simple esquisse un jeu, au mieux intéressant, au pire cruel… Nous imaginons quelles scènes de Petits meurtres entre amis ou du Dîner de Cons pourraient se rejouer avec ce genre de ménagère…
C’est ainsi qu’avec ces deux pièces, nous rejoignons le propos de l’exposition ainsi résumé:
« Ce ne sont plus seulement les questions liées au coût des matériaux et au statut social qui sont posées par ces nouveaux artistes bijoutiers, mais plutôt le positionnement culturel du bijou en tant qu’œuvre d’art, en relation au corps. Le bijou est redéfini par eux comme une pratique pleinement intégrée aux arts plastiques ».
Cependant, la suite est beaucoup plus décorative.
C’est notamment par rapport au répertoire des formes explorées que se pose le constat du décoratif. Force est de constater que l’exposition recèle beaucoup de colliers, quelques boucles d’oreille, broches et bracelets. Il n’y a que quelques « OJNI » (objets de joaillerie non identifiée). Ainsi les créations étrangement biologiques de Yasar Aydin : deux sphères reliées entre elles et pendant de chaque côté d’un long lien, presque en équilibre, mais aussi des parures qui se lovent autour du cou.
La praticité de la majorité des objets présentés confirme leur dimension strictement décorative. Il n’y a en effet pas de mystère : si nous tournons en rond avec la même petite quinzaine de familles de bijoux depuis deux millénaires, c‘est qu‘elles sont les plus pratiques. Ici les colliers figés de Manon van Kouswijk mettent cette évidence à l‘épreuve. De même les colliers de géant de Willemijn de Greef font fi de l’anatomie humaine moyenne. C’est parce que l’artiste hollandaise a puisé son inspiration dans les costumes folkloriques de la Zuiderzee, une région de pêcheurs au nord du pays. Ainsi les énormes « perles » de terre cuite doivent leur couleur rouge à l’architecture de brique locale, et leur forme est a priori liée à la silhouette d’une sorte de châle portées par les femmes de cette région. Deux autres colliers sont faits de portions de grosse corde en alternance avec des morceaux de terre cuite imitant l‘apparence de la corde. La force anthropologique, même à demi inventée, compense absolument l’absence de préciosité généralement associée au bijou.
Précieuses, les broches-déjà exposées, de Carole Deltenre le sont assurément. Une petite forme de biscuit, enchâssée dans un contour d’or ou d’argent, évoque le format et la texture des camées. Chaque pièce est différente mais participe d’une filiation unique, de la même façon qu’il existe des milliers de chaises mais qu’on reconnait toujours derrière la multiplicité la racine « chaise ». Les creux et clivages du biscuit sont subtils. Ils sont dus à des moulages de sexes féminins. Comment épingler la condition féminine…
Hormis ces œuvres de Yasar Aydin, Manon van Kouswijk, Willemijn de Greef et Carole Deltenre, il y a peu de recherche intellectuelle quant à un sens qui transcenderait la notion de parure.
La recherche formelle est quant à elle bien représentée, et explore de maintes façons le lien entre terre et bijou.
Ainsi Gésine Hackenberg a par exemple découpé des « perles » plates dans des assiettes de porcelaine décorées, et les a aligné sur un fil pour en faire un collier basique. On pourrait dire qu’elle a simplement « enfilé des perles ». Si la technique est simple, le propos l’est-il moins? Pas sûr… On peut y voir une « parure-hybride à double usage, un nouveau trousseau féminin qui recycle le patrimoine familial en se le réappropriant ». Ou juste une bonne trouvaille, fortement basée sur les beaux motifs de faïence de Delft ou les fleurs des décors de porcelaine.
© Corriette Schoenaerts
De la même façon les broches de Luzia Vogt ont pour point de départ des morceaux de céramique décorés de paysages. Les fragements isolés sont montés en bijoux, ainsi le sommet d’une montagne ou la patte d’une biche, modelant un univers entre le Tyrol et Bambi.
Peter Hoogeboom, le pionnier, a créé les magnifiques Spanish Collar et Satanic Cuffs. Pour le premier- un collier, qui évoque tout à la fois les parures du cou de certains peuples d’Afrique ou d’Océanie et la « fraise » de l’âge d’or espagnol ou hollandais, l’artiste a utilisé de grosses perles de céramique, très régulières et que l’on imagine très douces. A l’inverse, les éléments des manchettes sont tout hérissés et revisitent les parures des gothiques, faites de cuir et de pics métalliques. Tout ceci est très intéressant mais ne va pas au-delà d’une réinvention des du bijou grâce au matériau céramique.
© Henni van beek
Ainsi de nombreuses autres pièces de l’exposition apportent leur petite idée ou trouvaille à l‘édifice, mais n’ont rien à exprimer de plus que ce dont elles ont l’apparence.
Bien que l’institution nous ait habitués à un équilibre plus subtil entre le sens et la forme, sans doute ne faut-il pas reprocher à un Musée des arts décoratifs d’exposer une majorité de pièces un peu trop… décoratives !
Jusqu'au 19 août 2012
Projet initié par la Fondation d'entreprise Bernardaud
Les Arts décoratifs
mercredi 2 mai 2012
Tube Safari
A la station Concorde, dans le couloir de correspondance des lignes 8, 12 et 1, les grandes affiches publicitaires, qui happent d'autant plus l'usager que le boyau n'est pas très large, ont disparu.
A leur place, le travail d'Ariane Michel réenchante cet espace collectif souterrain, transitoire, mal-aimé. C'est aussi la réappropriation d'un lieu "public" qui s’opère, ou tout du moins un changement de destination salutaire. De commerciaux, les murs du métro deviennent des supports de réflexion plastique, des espaces de contemplation.
Ariane Michel ne déborde pas du cadre de céramique qui limite habituellement les réclames. La référence aux méthodes d'affichage publicitaire ne s'arrête pas là : l'artiste a extrait de diverses publicités des portions de paysage, et chaque morceau, agrandi, constitue un panneau. L'agrandissement crée une pixellisation (volontaire?), un flou servant l'onirisme des paysages.
Aucun personnage ne peuple ces lieux naturels, et les marques, slogans, prix, et couleurs criardes ont bien sûr été bannis. Ne restent que les plages paradisiaques, montagnes, landes, ciels, forêts, qui ne sont plus relégués à l'arrière-plan, au mieux valorisant le produit à vendre, au pire, transparents, oubliés.
Cette exposition est un geste parmi les nombreuses œuvres de « Ça et là », un hors les murs se tenant à la Fondation d'Entreprise Ricard et dans de multiples endroits, pour célébrer les 10 ans du Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo.
C'est Claude Closky qui a assuré la conception de « Ça et là ». Il s'exprime ainsi :
L'accrochage d'Ariane Michel n'est plus visible à la station Concorde mais il est intéressant de pousser jusqu'à la Fondation Ricard pour voir d'autres œuvres du projet, ou de consulter la carte des créations hors-les-murs et se laisser surprendre.
Encore quelques images de ce joli moment de métro...
D'autres réappropriations, prévisibles - les tags, se superposent à l'initiative d'Ariane Michel.
Le site d'Ariane Michel
Le site de la Fondation d'entreprise Ricard (Ça & là s'y tiendra jusqu'au 21 mai)
A leur place, le travail d'Ariane Michel réenchante cet espace collectif souterrain, transitoire, mal-aimé. C'est aussi la réappropriation d'un lieu "public" qui s’opère, ou tout du moins un changement de destination salutaire. De commerciaux, les murs du métro deviennent des supports de réflexion plastique, des espaces de contemplation.
Ariane Michel ne déborde pas du cadre de céramique qui limite habituellement les réclames. La référence aux méthodes d'affichage publicitaire ne s'arrête pas là : l'artiste a extrait de diverses publicités des portions de paysage, et chaque morceau, agrandi, constitue un panneau. L'agrandissement crée une pixellisation (volontaire?), un flou servant l'onirisme des paysages.
Aucun personnage ne peuple ces lieux naturels, et les marques, slogans, prix, et couleurs criardes ont bien sûr été bannis. Ne restent que les plages paradisiaques, montagnes, landes, ciels, forêts, qui ne sont plus relégués à l'arrière-plan, au mieux valorisant le produit à vendre, au pire, transparents, oubliés.
Cette exposition est un geste parmi les nombreuses œuvres de « Ça et là », un hors les murs se tenant à la Fondation d'Entreprise Ricard et dans de multiples endroits, pour célébrer les 10 ans du Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo.
C'est Claude Closky qui a assuré la conception de « Ça et là ». Il s'exprime ainsi :
"Pour cette mission, au lieu de définir des règles, un thème, un jeu, un mode d'accrochage, un médium privilégié, une architecture, etc. j'ai cherché au contraire à préserver la liberté de chacun [...] Je souhaite que cette volonté se manifeste dans les deux réseaux de relations produits par les œuvres présentées: dans le rapport que les œuvres entretiendront les unes avec les autres d’une part, et dans leur rapport avec le public d’autre part. Une particularité de cette exposition est que les cent résidents du Pavillon des dix dernières années ne sont pas tous des artistes plasticiens, et n'exposent pas tous d'œuvres.
Pour constituer ces relations, rassembler les très nombreux travaux dans l'espace neutre de la Fondation Ricard risque d'être normatif, l'accumulation de travaux appauvrissante. Les salles ne permettront pas au public d'avoir une perception spécifique de cent propositions singulières. Il sera également difficile de présenter les projets, si la miniaturisation des productions ou leur superposition, n'est pas le résultat d'une décision, mais l'effet d'une contrainte.
À la place d'un accrochage à la Fondation Ricard, j'ai invité les participants à montrer ou remontrer un travail, une intervention, dans le lieu ou sur le support de leur choix, par exemple dans l'espace urbain, dans la presse, sur Internet, dans un espace privé accessible au public, sur un t-shirt, avec un haut parleur, un téléphone, un écran, etc. À l'intérieur de limites qui sont donc essentiellement d'ordre temporel, le temps de l'exposition. Quelques oeuvres pourraient même être isolées géographiquement, loin de Paris, exposées et invisibles.
Il ne s'agit pas d'énumérer tous les espaces possibles où une oeuvre peut être vue, mais de montrer comment l'environnement investi par le travail rend sa présence/son action pertinente. Le titre de la manifestation est "Ça & là", en anglais "This & There". Il insiste sur le couple objet (ou action) et place, tout en jouant avec les expressions délibérément irrésolues "çà et là" et "ceci cela", en anglais "this and that" et "here and there"."
L'accrochage d'Ariane Michel n'est plus visible à la station Concorde mais il est intéressant de pousser jusqu'à la Fondation Ricard pour voir d'autres œuvres du projet, ou de consulter la carte des créations hors-les-murs et se laisser surprendre.
Encore quelques images de ce joli moment de métro...
D'autres réappropriations, prévisibles - les tags, se superposent à l'initiative d'Ariane Michel.
Le site d'Ariane Michel
Le site de la Fondation d'entreprise Ricard (Ça & là s'y tiendra jusqu'au 21 mai)
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