dimanche 9 décembre 2012

L'Avent de l'art // Jour 4 : Salvador Dalí au Centre Pompidou

Alors que la blogosphère prépare minutieusement la mise en ligne de calendriers de l'avent virtuels (musique ou motifs à télécharger, idées recettes, DIY,etc.), le Cadavre exquis culturel se lance aussi ! Chaque jour de l'Avent, un billet à propos d'une œuvre ou d'une exposition, pas à pas jusqu'à Noël ! Le format sera plus léger que les billets habituels : c'est qu'il faudra tenir le rythme ! Mais le défi est une contrainte féconde !
Bel Avent...

L'Avent de l'art prend du retard... C'est inévitable, un événement inattendu, une flemme passagère, un autre imprévu, et voilà 3 ou 4 chocolats abandonnés dans leurs cases... Mais ce qui compte, c'est de les manger à un moment ou un autre, avant Noël !

Le goût de Dalí sublime romantique

Femme à tête de roses, 1935, huile sur bois 
 

Portrait de Mme Isabelle Styler Tas (mélancolie), 1945 huile sur toile


La tentation de Saint Antoine,1946



Le goût de Dalí pour... les œufs

On entre dans l'exposition par une antichambre un peu particulière : il s'agit d'une sorte d’œuf où la lumière est faible, émanant d'un moniteur qui diffuse l'image d'un homme en position fœtale (par Philippe Halsman). Voilà une référence au paradis intra-utérin perdu, dont Dalí dit se souvenir, qui plonge le visiteur dans l'univers intime de l'artiste. Dans le dossier pédagogique, une piste qui se prolonge: à la recherche de ces « souvenirs visuels de la période embryonnaire », « toute la vie imaginative de l’homme tend à reconstituer symboliquement par des situations et des représentations approchantes, cet état paradisiaque initial. »

Puis cette toile, Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau, 1943. 
 

Outre l’œuf par lequel il faut transiter pour accéder à l’œuvre de Dalí, un autre dispositif interactif anime l'exposition. Il s'agit de la reconstitution de décors de théâtre reproduisant le visage de Mae West, des rideaux en guise de chevelure blonde, des cadres à la place des yeux, un canapé pour la bouche en cœur... Le visiteur est invité à prendre place sur le carmin des lèvres de la jeune femme et à observer le résultat de l'incongrue et anachronique symbiose dans un grand miroir qui lui fait face...

Autoportrait,1972
A la fin de l'exposition, cet autoportrait qui témoigne de l'évolution de l'expression plastique de l'artiste. Dalí utilise l’auto-représentation, ayant bien saisi le changement structurel de la société médiatique.




Aucun commentaire: