dimanche 5 février 2012

Textopolis #2

-C’est ce que j’aime dans cette ville.
-Quoi? Qu’elle soit en mauvais état et que rien ne marche?
-Non. Qu’elle nourrisse ces rêves ridicules, qu’elle essaie sans arrêt de se réinventer, d’être la ville de demain, avant de changer d’avis sur ce que doit être l’avenir. J’aime ces petits aperçus des rêves d’hier, des anciennes utopies. Je trouve que si on se débarrasse de tout ça, même si c’est encombrant ou que ça semble naïf, on perd quelque chose d’essentiel par rapport à l’esprit du lieu.

Catherine O’Flynn
San Francisco
Editions Jacqueline Chambon, mars 2011

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